Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web
La disparition récente de Nathalie Baye a plongé ses proches dans une profonde émotion, ravivant au passage des souvenirs parfois douloureux. Présente aux obsèques organisées à Paris, sa fille Laura Smet a traversé cette épreuve entourée de nombreuses figures du monde artistique. Protectrice de sa famille, la bele-soeur de David Hallyday adopte souvent une approche « chasse gardée » vis-à-vis de ses parents – et Nikos Aliagas en sait quelque chose.
Figure du cinéma français et fille de Johnny Hallyday, Laura Smet s’est retrouvée au cœur de l’attention lors des funérailles de Nathalie Baye, organisées en l’église Saint-Sulpice à Paris, avant une inhumation au cimetière Montparnasse. Dans cette journée marquée par le recueillement, elle a pu compter sur la présence de proches comme David Hallyday ou encore Sylvie Vartan. D’autres figures, telles que Eddy Mitchell et Dominique Besnehard, avaient également fait le déplacement. En revanche, Laeticia Hallyday s’est illustrée par son absence, sur fond de tensions persistantes liées à l’héritage du Taulier.
Ces fractures familiales, déjà anciennes, avaient été publiquement évoquées par Nathalie Baye elle-même. Dans un entretien accordé au Figaro, l’actrice n’avait pas mâché ses mots à propos des relations au sein du clan Hallyday, pointant notamment les dissensions entre les enfants aînés et leur belle-mère.
« Johnny aimait ses enfants, les aînés David et Laura ainsi que Jade et Joy. Malheureusement, les aînés étaient les bêtes noires de leur belle-mère«
Mais au-delà des tensions familiales, un autre épisode avait marqué durablement Laura Smet : l’hospitalisation d’urgence de Johnny Hallyday à Los Angeles en 2009, à la suite de complications après une opération. Une période extrêmement médiatisée, durant laquelle la gestion de l’information et des visites à son chevet avait suscité de vives critiques au sein même de l’entourage du chanteur.
C’est dans ce contexte que Laura Smet avait exprimé sa colère. Dans un entretien accordé au Nouvel Observateur, la comédienne s’en était vivement prise à plusieurs personnalités présentes au chevet de son père, dont Patrick Bruel et Nikos Aliagas. Une réaction à chaud, nourrie par l’émotion et la situation particulièrement éprouvante :
« J’ai trouvé indécente, pour ne pas dire immonde, l’attitude de Patrick Bruel et de Nikos Aliagas. Ni l’un ni l’autre ne sont des amis de la famille (…). Quand je suis rentrée dans la chambre d’hôpital (…) où mon père était dans un coma artificiel avec des tubes partout, Bruel et Aliagas étaient là. La première chose que j’ai vue, ce n’est pas mon père, mais leurs deux têtes qui m’empêchaient de le voir. Heureusement. que David, c’est un mec ! Il a viré tout le monde (…)«
Des propos particulièrement virulents, qui avaient marqué les esprits à l’époque. Toutefois, avec le recul, Laura Smet avait nuancé son jugement, reconnaissant s’être trompée concernant l’un des deux hommes visés, à savoir Patrick Bruel. Dans la foulée, elle avait tenu à rectifier ses déclarations, évoquant une incompréhension alimentée par des influences extérieures :
« Je me suis laissée influencer parce que je croyais voir et ce que certains me disaient sur Patrick. Qu’il était là pour se faire mousser à peu de frais (…) Nous nous sommes parlés (…). J’ai dit qu’il n’était pas l’ami de mon père, mais je me suis trompée, il l’est réellement (…)«
Entre tensions familiales, souvenirs douloureux et mises au point publiques, Laura Smet illustre à quel point les épreuves traversées dans l’intimité peuvent résonner durablement dans la sphère médiatique. Si certaines blessures semblent encore vives, le temps a aussi permis d’apporter des nuances, voire des regrets, dans des prises de parole faites sous le coup de l’émotion.
