Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Dwyane Wade s’est exprimé sur une décision récente de la NBA concernant Luka Doncic et Cade Cunningham. La ligue a assoupli sa règle des 65 matchs, et cette flexibilité pourrait bien créer plus de problèmes que prévu.
Au départ, la règle des 65 matchs avait été pensée pour garantir une certaine équité dans les récompenses individuelles. En imposant un minimum de matchs joués, la NBA voulait éviter que des joueurs trop souvent absents soient malgré tout récompensés. Mais en ouvrant la porte à des exceptions, même justifiées, la ligue entre désormais dans une zone beaucoup plus floue, difficile à encadrer sur la durée.
Les cas de Luka Doncic et Cade Cunningham illustrent parfaitement cette complexité. Tous les deux ont terminé avec 64 matchs joués, soit un de moins que le seuil requis. Pourtant, leurs situations respectives ont poussé la NBA à faire preuve de compréhension, en prenant en compte des circonstances jugées exceptionnelles et indépendantes de leur volonté.
Une décision logique… mais risquée
Dwyane Wade comprend la logique derrière ces choix, mais il alerte déjà sur leurs conséquences. « Dans le cas de Luka, il en était à 64 matchs. Il est allé assister à la naissance de son enfant… Cade, il a eu un affaissement du poumon. C’est quelque chose d’incontrôlable. J’aime le fait que la NBA ait fait ça, mais bon courage, parce que maintenant tout le monde va faire appel. »
Sur le fond, difficile de contester ces décisions. Doncic réalisait une saison de calibre MVP avant sa blessure, tout en portant une énorme responsabilité offensive. Cunningham, lui, transformait complètement Detroit avec des moyennes impressionnantes et un impact collectif évident, avant d’être stoppé par un problème de santé sérieux qui l’a tenu éloigné des terrains.
Mais le vrai problème se situe dans la suite. Une règle fonctionne surtout par sa cohérence, et dès qu’une exception est introduite, elle devient une référence. Désormais, chaque cas limite pourra être débattu, analysé et contesté, avec cette même question : l’absence était-elle vraiment inévitable ou simplement interprétée comme telle pour entrer dans les critères ?
L’exemple d’Anthony Edwards renforce encore ce sentiment d’incohérence. Malgré une saison statistique exceptionnelle, sa demande a été refusée, preuve que la frontière reste floue. À terme, ce genre de décisions peut peser lourd, car ces distinctions influencent directement les contrats, les prolongations et la sécurité financière des joueurs dans toute la ligue.
