Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Au-delà de son immense carrière sur les parquets, Michael Jordan continue d’influencer la NBA à travers ses succès en dehors du jeu. Une réussite qui inspire aujourd’hui une nouvelle génération de stars, dont Kevin Durant.
En vendant la franchise de Charlotte pour environ trois milliards de dollars, Michael Jordan a marqué les esprits dans le monde des affaires. Cet investissement, débuté avec une mise bien plus modeste, s’est transformé en réussite spectaculaire. Même si les résultats sportifs n’ont pas toujours suivi, sa gestion financière est désormais perçue comme un modèle dans l’écosystème NBA.
Pour Kevin Durant, cet exemple dépasse le simple cadre économique. Il s’agit d’une preuve que l’impact d’un joueur peut se prolonger bien après sa carrière. Déjà très actif en dehors du terrain, il construit progressivement son propre réseau et multiplie les projets, avec l’idée claire de s’inscrire dans cette continuité.
Un modèle qui inspire Durant
Durant n’a pas caché son admiration pour cette trajectoire dans une interview pour Andscape. « Comme tout homme d’affaires, c’est un excellent investissement dans la NBA. Il n’a pas payé un milliard pour cette équipe, et la revendre trois milliards, c’est une victoire. Mike a fait les choses correctement. » Une analyse qui souligne la vision de Jordan.
Aujourd’hui, Durant s’implique déjà dans le sport autrement, notamment avec une participation dans le Paris Saint-Germain. Ce projet pourrait prendre encore plus d’ampleur avec l’arrivée potentielle d’une ligue NBA en Europe, où Paris pourrait jouer un rôle central dans les prochaines années.
Mais l’ailier reste lucide sur les exigences du secteur. « Être propriétaire principal ? Non. Mais faire partie d’un groupe, oui. Il faut des joueurs avec de l’expérience, des relations et des investissements en dehors du terrain. » Une vision réaliste des défis financiers liés à ce type de projet.
À terme, Durant envisage donc une transition progressive vers le monde des affaires, sans précipitation. Inspiré par Jordan, il voit dans ce parcours une possibilité crédible, à condition de réunir les bons partenaires et les ressources nécessaires pour franchir ce cap exigeant.
