Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Le regard porté sur Bulls aujourd’hui contraste fortement avec leur passé glorieux. Une franchise autrefois symbole d’excellence se retrouve désormais au cœur des critiques, tant son déclin semble profond et durable. Et cela attriste Charles Barkley.
Dans les années 1990, Chicago dominait la NBA avec une aura mondiale portée par Michael Jordan et Scottie Pippen. Six titres en huit saisons, une image iconique, et une popularité qui dépassait largement le cadre du basket. L’équipe incarnait alors un modèle de réussite, admiré bien au-delà des fans habituels. Mais les choses ont changé.
Aujourd’hui, la réalité est bien différente. Sur la dernière décennie, les Bulls n’ont que rarement existé dans la course aux playoffs, enchaînant les saisons décevantes. Entre changements internes, manque de stabilité et difficultés à construire un effectif cohérent, la franchise peine à retrouver une direction claire, au point de devenir presque invisible dans le paysage NBA.
Une chute difficile à accepter
Pour Charles Barkley, cette situation est difficile à voir au fil des années. « Ils sont devenus insignifiants. Et c’est triste parce que Chicago est ma deuxième ville préférée au monde. Mais les Bulls sont insignifiants. Ils ne sont même pas dans le play-in. » Un constat dur, qui résume le fossé entre passé et présent. Et même à ce jour, Chicago est très loin de revenir au premier plan.
Il a également critiqué le système actuel tout en soulignant l’échec de l’équipe. « Déjà, le play-in n’est même pas une vraie chose… c’est juste quelque chose que la NBA a inventé pour gagner plus d’argent. Mais si tu n’es même pas dans la conversation des playoffs, c’est que tu n’es pas une bonne équipe. Point. » Une analyse directe, sans détour.
Les chiffres confirment ce malaise. Avec un bilan de 31 victoires pour 51 défaites, Chicago n’a jamais réellement été compétitif cette saison. L’utilisation de nombreux joueurs différents illustre un manque de continuité, comme si la franchise cherchait encore la bonne formule sans jamais la trouver.
Au-delà des résultats, Barkley pointe aussi les lacunes dans la construction à long terme. « Il n’y a aucun autre métier où on est récompensé pour être mauvais. Et si tu ne choisis pas de bons joueurs, c’est que tu ne sais pas ce que tu fais. » Un message clair, qui vise directement les décisions prises lors des dernières drafts et la gestion globale du projet.
