Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web
À 70 ans, Brigitte Lahaie continue de s’exprimer avec la même franchise qui a marqué son parcours, aussi bien dans le cinéma que dans les médias. Aujourd’hui animatrice et autrice, elle s’intéresse de plus en plus aux questions liées au bien-être, au couple et au rapport au corps. À l’occasion de la sortie de son livre “50 nuances de bonheur”, elle livre une réflexion sans détour sur la place du corps féminin dans la société actuelle, entre injonctions esthétiques et quête de bien-être.
Ancienne figure du cinéma pour adultes devenue animatrice radio et télévision, Brigitte Lahaie s’est reconvertie depuis plusieurs années dans des thématiques liées à la psychologie et à l’épanouissement personnel. Dans son nouvel ouvrage publié aux éditions Fayard, elle explore les différentes formes de bonheur, mais aussi les difficultés rencontrées dans la vie intime et dans le rapport à soi. Une démarche qui s’inscrit dans une volonté de libérer la parole sur des sujets encore sensibles.
Interrogée par le magazine Télé Loisirs, Brigitte Lahaie revient notamment sur le rapport des femmes à leur corps, qu’elle juge souvent marqué par un manque de confiance et une pression sociale importante. Pour elle, ce mal-être est devenu un enjeu central dans la société contemporaine.
« Le seul message positif que j’ai envie de dire, parce que je l’entends trop : il faut que les femmes apprennent à aimer leur corps. »
L’ancienne actrice insiste sur cette idée, estimant que le regard porté sur soi-même est trop souvent négatif et source de souffrance. Elle évoque un véritable désamour du corps, qu’elle juge préoccupant, et appelle à une prise de conscience collective sur ce sujet.
Dans ce contexte, Brigitte Lahaie n’exclut d’ailleurs pas le recours à la chirurgie esthétique, qu’elle considère comme une option parmi d’autres, à condition qu’elle soit utilisée avec mesure et discernement. Elle précise ainsi sa position sans ambiguïté :
« Moi, je n’ai pas de problème avec la chirurgie esthétique. Quand il y a quelque chose que je peux améliorer, je l’améliore »
Cependant, elle nuance immédiatement son propos en rappelant l’importance de l’acceptation de l’âge et de la modération dans ces démarches. Pour elle, l’essentiel réside dans un équilibre personnel plutôt que dans la recherche d’une transformation permanente.
« Après, j’accepte très bien mon âge. Je crois que c’est comme tout, il faut trouver le juste milieu, ni trop, ni se forcer si on n’en a pas envie. »
Brigitte Lahaie conclut enfin sur une mise en garde contre une quête de jeunesse absolue, qu’elle juge illusoire et épuisante. Une course qu’elle considère comme perdue d’avance, et qui éloigne selon elle d’une relation apaisée avec soi-même.
« Il ne faut pas vouloir avoir l’air plus jeune que l’âge qu’on a. C’est tout. C’est une course sans fin et perdue d’avance. »
Une prise de position qui s’inscrit dans la continuité de son discours global : celui d’une liberté individuelle assumée, mais toujours accompagnée d’un appel à la lucidité et à l’acceptation de soi.
