Un demi-siècle plus tard, Jacques Dutronc cash sur son idylle intime avec Romy Schneider : « C’était une…

Jacques Dutronc et Romy Schneider
France TV (DR) / 4.0 (DRà

Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web

Certaines histoires ne s’effacent jamais vraiment, même après plusieurs décennies. Derrière les tournages mythiques du cinéma français se cachent parfois des relations complexes, mêlant passion, culpabilité et regrets. Jacques Dutronc en sait quelque chose. Cinquante ans après avoir partagé l’affiche avec Romy Schneider, le chanteur et comédien est revenu avec beaucoup de lucidité sur cette relation qui a profondément marqué sa vie.

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Figure incontournable de la chanson française mais aussi du septième art, Jacques Dutronc tournait en 1975 dans L’important c’est d’aimer aux côtés de Romy Schneider. À cette époque, l’actrice autrichienne traversait une période particulièrement fragile sur le plan personnel, tandis que l’interprète de « Et moi, et moi, et moi » partageait déjà sa vie avec Françoise Hardy. Entre les deux artistes, le lien avait rapidement dépassé le cadre du film, donnant naissance à une relation aussi intense que compliquée.

Longtemps resté discret sur cet épisode, Jacques Dutronc a finalement accepté de revenir sur cette histoire dans un entretien accordé à Vanity Fair. Avec le recul, l’artiste reconnaît aujourd’hui avoir profondément blessé Romy Schneider, mais aussi Françoise Hardy, en entretenant cette ambiguïté sentimentale. Il confiait alors :

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« Je me suis mal comporté. Je me suis laissé embarquer dans une histoire avec elle. L’attirance était là. Mais je ne l’ai pas respectée. Elle avait une telle force… Je n’ai jamais vu quelqu’un d’aussi malheureux. Elle avait besoin d’être aimée. (…) À la fin du tournage, je n’ai pas été très honnête ; parce que Françoise (Hardy, ndlr), c’est Françoise. Je n’allais pas la quitter pour Romy Schneider. C’était une femme blessée, et en tournant ce film-là, j’en ai blessé une autre : la mienne ».

À travers ces mots particulièrement forts, Jacques Dutronc admet avoir pris conscience, bien des années plus tard, de la souffrance qu’a pu ressentir Romy Schneider. L’actrice, déjà éprouvée par plusieurs drames personnels, vivait ses rôles avec une intensité que le chanteur dit n’avoir retrouvée chez personne d’autre.

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Toujours dans le même entretien, l’ancien compagnon de Françoise Hardy rendait d’ailleurs un hommage appuyé à la sincérité et à la profondeur émotionnelle de la comédienne. Avec une forme de mélancolie, Jacques Dutronc décrivait une femme incapable de tricher avec ses sentiments :

« Romy était totalement sincère. Le film ne s’arrêtait pas après les prises. Elle aimait la personne qu’elle devait aimer dans le film. Elle vivait le film en dehors, donnait tout sans recevoir en retour. (…) Rien à voir avec les autres actrices, factices, pasteurisées. »

Ces confidences tardives dévoilent une facette plus intime de Jacques Dutronc, conscient aujourd’hui des blessures laissées par cette relation ambiguë. Entre admiration profonde et remords assumés, le chanteur porte désormais un regard beaucoup plus grave sur cette histoire avec Romy Schneider. Une relation passionnelle et douloureuse qui continue, un demi-siècle plus tard, d’alimenter la légende des deux artistes.

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