Par Rédaction | Sport
Victor Wembanyama continue de prendre une autre dimension dans ces playoffs. À seulement 22 ans, l’intérieur français a marqué les esprits dès le début de la finale de conférence Ouest avec une performance déjà entrée dans l’histoire.
San Antonio savait que ce déplacement à Oklahoma City allait donner le ton de la série. Face au MVP Shai Gilgeous-Alexander et dans une salle complètement acquise au Thunder, les Spurs ont pourtant répondu présents jusqu’au bout pour arracher une victoire spectaculaire après deux prolongations, 122 à 115.
Au milieu de cette bataille irrespirable, Victor Wembanyama a livré l’un des plus grands matches de sa jeune carrière avec 41 points et 24 rebonds en 49 minutes. Son activité défensive a aussi pesé lourd contre Gilgeous-Alexander, limité à un difficile 7 sur 23 au tir malgré la cérémonie organisée avant le match pour célébrer son trophée de MVP.
Victor Wembanyama reste prudent malgré une performance historique avec San Antonio
Après la rencontre, le Français a été interrogé sur un sujet qui revient désormais constamment autour de lui : est-il déjà le meilleur joueur du monde ? Fidèle à son ton posé depuis son arrivée en NBA, il a préféré calmer immédiatement les débats. « Est-ce que je le ressens maintenant ? Je me sens fatigué. Ce n’est pas une question que je me pose actuellement. On verra. Il y a 8 milliards de personnes dans le monde, donc il y a 8 milliards d’opinions. »
Au-delà de ses statistiques monstrueuses, Wembanyama voulait surtout retenir l’attitude affichée par San Antonio dans un contexte extrêmement hostile. « Le message, c’est que notre équipe est prête à jouer dans n’importe quel environnement, n’importe où et contre n’importe qui. Même si nous avons encore beaucoup à apprendre, notre effort doit être supérieur à celui des autres, et ce soir nous avons été infatigables. »
Cette sortie le place déjà dans une catégorie rarissime. Wembanyama est devenu seulement le deuxième joueur de l’histoire de la NBA après Wilt Chamberlain à compiler au moins 40 points et 20 rebonds pour un premier match de finale de conférence. Chez les Spurs, seul David Robinson avait déjà atteint une telle ligne statistique en playoffs.
Le plus impressionnant reste peut-être l’impression de contrôle dégagée pendant toute la rencontre. Malgré son âge et l’énorme pression du moment, Wembanyama a semblé parfaitement à l’aise dans les possessions décisives. Oklahoma City tentera désormais de réagir dès le Game 2 mercredi soir avant de voir la série basculer du côté du Texas.
