Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web
Installée en France depuis une trentaine d’années, Adriana Karembeu n’a jamais caché l’attachement profond qu’elle éprouve pour son pays d’adoption. La mannequin d’origine slovaque y a construit sa carrière, sa notoriété et une grande partie de sa vie personnelle. Mais derrière cette affection sincère, l’ancienne top model porte aussi un regard lucide sur certaines habitudes très françaises.
Révélée dans les années 1990, Adriana Karembeu est devenue l’un des visages incontournables de la mode internationale après avoir quitté sa Slovaquie natale pour tenter sa chance à Paris. Née à Brezno, celle qui a conservé le nom de Christian Karembeu après leur mariage a rapidement trouvé sa place dans l’Hexagone. Au fil des années, elle a appris à connaître les Français, leur culture et leurs habitudes, développant une relation particulière avec le pays.
Très attachée à la France, l’ancienne mannequin n’a pourtant jamais idéalisé les habitants de l’Hexagone. Si elle admire de nombreuses qualités chez eux, elle estime qu’un défaut revient régulièrement. Un point qu’elle avait évoqué avec franchise dans un entretien accordé au magazine Magic Maman :
“J’aime tout des Français : leur intelligence, leur gentillesse, leur élégance innée… Leur seul défaut est de penser qu’ils n’ont pas besoin de parler une autre langue que la leur ! Vous vous croyez autosuffisants, en quelque sorte !”
Un constat souvent partagé à l’étranger, alors que la France est régulièrement pointée du doigt concernant la maîtrise des langues étrangères, notamment l’anglais. Malgré cette remarque sans détour, Adriana Karembeu précisait immédiatement qu’elle gardait une immense tendresse pour les Français et leur manière de l’avoir accueillie au fil des années :
“Néanmoins, vous êtes adorables parce que vous trouvez mon accent et mes nombreuses fautes charmants ! Vous me gâtez !”
Loin de se limiter à cette critique, la compagne de Marc Lavoine a toujours multiplié les déclarations d’amour envers la France, et plus particulièrement Paris. Dans un entretien accordé au Le Parisien, Adriana Karembeu expliquait ainsi combien la capitale continuait de la fasciner malgré les années :
“Je suis émue à chaque fois que j’aperçois la Tour Eiffel à travers le hublot d’un avion. J’ai même songé à me la faire tatouer. J’aime cette ville, son énergie et la possibilité d’y faire, sans cesse, des découvertes. Les Parisiens ont tendance à déprimer quand il pleut. Moi, je m’en fous, c’est toujours un plaisir d’être là.”
Malgré ce regard critique sur un aspect bien précis de la mentalité française, Adriana Karembeu continue donc d’afficher un attachement très fort à la France. Une relation construite au fil des décennies, entre admiration, franchise et affection sincère pour un pays qui lui a offert une nouvelle vie.
