Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Victor Wembanyama continue d’impressionner pour sa toute première campagne de playoffs. Mais au-delà des statistiques, un autre sujet anime les débats depuis plusieurs matchs : la manière dont les défenses adverses tentent désormais de le ralentir.
Depuis le début de la finale de conférence Ouest, Oklahoma City a considérablement durci le ton face à Victor Wembanyama. Les contacts se multiplient, les prises à deux sont plus agressives et chaque possession semble devenir un véritable combat physique. Une évolution qui accompagne souvent l’ascension des plus grandes stars de la ligue.
Cette situation n’inquiète pourtant pas tout le monde. Pour certains anciens joueurs, ce traitement est même un passage obligé pour tous les talents capables de dominer la NBA. Richard Jefferson fait notamment partie de ceux qui considèrent cette expérience comme une étape essentielle dans la progression du jeune intérieur des Spurs.
Richard Jefferson compare Victor Wembanyama aux plus grands
L’ancien champion NBA estime que ce que traverse actuellement Victor Wembanyama ressemble fortement à ce qu’ont connu de nombreuses légendes avant lui. « On frappait Stephen Curry de partout. On le frappait quand il coupait vers le panier. Cela faisait partie de notre stratégie. C’est aussi l’une des raisons pour lesquelles il avait lancé son protège-dents. On le malmenait constamment. »
Jefferson rappelle que les défenses cherchent toujours à repousser les limites physiques des meilleurs joueurs. « C’est la seule chose que vous pouvez faire. Steph le sait. C’est aussi pour ça qu’il est devenu plus fort physiquement. Nous le frappions sans arrêt et il continuait quand même à produire. »
Pour l’ancien ailier, Wembanyama découvre simplement une réalité vécue avant lui par plusieurs icônes de la ligue. « Victor Wembanyama se fait aussi malmener. C’est ce qu’il faut. Kobe Bryant se faisait malmener. Shaquille O’Neal se faisait malmener. Cela fait partie de la formule des playoffs : être extrêmement physique avec les meilleurs joueurs adverses. »
Jefferson a même poussé la comparaison jusqu’à Michael Jordan. « Concernant Michael Jordan, ils ont littéralement réalisé un documentaire entier sur la façon dont les Pistons le malmenaient. Et qu’a-t-il fait ? Il est retourné à la salle de musculation pour devenir plus fort. » Pour lui, cette première campagne de playoffs représente donc moins un problème qu’une étape de plus dans la construction du futur visage de la NBA.
