NBA – Russell Westbrook défendu après la retraite : « Je pense que les médias ont tué son jeu »

La star NBA Russell Westbrook
Pierre Haessig

Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport

La retraite de Russell Westbrook continue de faire réagir. Patrick Beverley estime que son ancien coéquipier avait encore sa place en NBA et accuse les médias ainsi que les Lakers d’avoir durablement abîmé son image.

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Russell Westbrook a choisi de mettre un terme à sa carrière après 18 saisons, alors qu’il disposait encore de possibilités pour continuer en NBA. Patrick Beverley ne comprend pas totalement cette décision et considère que le niveau de son ancien coéquipier restait suffisant pour trouver une place dans une rotation.

Pour Beverley, le problème dépassait largement le terrain. Il estime que le discours médiatique construit autour de Westbrook a fini par influencer la perception des supporters, puis celle des dirigeants NBA. À ses yeux, cette réputation négative a progressivement réduit ses opportunités malgré ce qu’il pouvait encore apporter.

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Patrick Beverley défend Russell Westbrook après sa retraite

Sur The Pat Bev Show, Beverley a livré un constat très direct. « Je pensais qu’il lui restait beaucoup de basket. Je trouve qu’il a très bien joué la saison dernière. Je pense que les médias ont tué son jeu. Ils sont tellement puissants qu’ils ont permis aux fans de l’insulter et de juger son niveau, puis aux dirigeants de le regarder différemment. »



Beverley va même jusqu’à remettre en cause la hiérarchie qui s’était installée autour de Westbrook. « Sans manquer de respect aux gars qui sont actuellement dans les équipes, Lonnie Walker est un bon ami à moi, mais s’il peut faire partie d’un roster NBA, Russell Westbrook peut clairement en faire partie. » Pour lui, sa retraite ne correspond donc pas à une incapacité sportive.

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L’ancien meneur identifie surtout le passage aux Lakers comme le tournant. « Je pense que tout a changé quand il est allé aux Lakers puis qu’il en est parti. Il avait un nuage sombre au-dessus de la tête. Les équipes ne savaient plus s’il était collectif ou s’il était un bon gars de vestiaire. » Une réputation que Beverley juge profondément injuste.

Il s’appuie justement sur leur saison commune pour défendre Westbrook. Beverley rappelle qu’il avait accepté de sortir du banc derrière lui malgré leur ancienne rivalité, tout en restant professionnel au quotidien. « Il faisait tout correctement. Les dîners d’équipe, les horaires, les étirements avec le groupe, tout. » Pour lui, cette attitude contredit directement l’image qui lui a longtemps collé à la peau.

NBA 24/24 Russell Westbrook