Par Rédaction | Sport
Dwight Howard a connu les sommets en NBA, mais il estime que le passage au professionnalisme peut aussi abîmer le rapport des joueurs au basket. Entre pression, contrats et obligations, le plaisir finit parfois par passer au second plan.
Arrivé en NBA à seulement 18 ans, Dwight Howard a immédiatement dû composer avec des attentes immenses. Son talent lui a permis de bâtir une carrière exceptionnelle, mais l’ancien pivot explique aujourd’hui qu’il a aussi découvert très tôt tout ce qui accompagne le jeu sans réellement appartenir au terrain.
Pour Howard, le contraste est énorme avec l’enfance, lorsque jouer au basket ne dépendait ni d’un contrat, ni d’une image publique, ni de la nécessité de satisfaire une organisation. Une fois en NBA, chaque performance peut avoir des conséquences financières, médiatiques ou sportives, au point de modifier progressivement la relation avec le jeu.
Dwight Howard raconte comment la NBA peut faire perdre le plaisir de jouer
Howard résume cette transformation avec des mots très directs. « On jouait tous les jours, toute la journée, parce qu’on aimait vraiment ça. Mais quand tu ajoutes la politique, le business, le divertissement et tout le reste, ça enlève une partie de l’amour que tu es censé avoir pour le jeu. »
Il poursuit en évoquant la pression permanente qui accompagne cette nouvelle réalité. « Maintenant, tu te dis qu’il faut satisfaire le public, satisfaire l’équipe, parce que si tu ne fais pas du bon travail, tu risques de ne pas avoir un autre contrat. Ce n’est plus le même niveau d’amour et de passion qu’on avait tous en grandissant. »
Son propre parcours illustre cette évolution. Longtemps perçu comme l’un des pivots les plus dominants de la ligue, Howard a vu sa carrière changer brutalement après ses problèmes de dos. À Los Angeles notamment, ses performances ont été analysées sous un microscope alors qu’il jouait diminué, ce qui a renforcé la pression autour de lui.
Avec le temps, Howard a finalement dû accepter un rôle beaucoup plus réduit pour prolonger sa carrière, jusqu’à remporter un titre avec les Lakers en 2020. Son témoignage ne remet donc pas en cause ce que la NBA lui a apporté, mais souligne plutôt le prix invisible du très haut niveau : continuer à aimer son sport malgré tout ce qui vient progressivement s’y greffer.
