Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Stephen Curry a bâti l’une des plus grandes carrières de shooteur de l’histoire malgré un problème de vision rare, découvert seulement plusieurs années après son arrivée en NBA.
À Golden State, Stephen Curry a longtemps joué sans savoir qu’il souffrait d’une affection appelée kératocône. Le problème provoquait notamment une vision floue et des images déformées, alors même que le meneur accumulait les tirs longue distance, les titres et les distinctions individuelles au plus haut niveau.
Tout a commencé en 2018 lorsque Bob Myers, alors general manager des Warriors, a remarqué que Curry plissait régulièrement les yeux sur le banc. Il lui a conseillé de consulter après avoir vu plusieurs images diffusées à la télévision. Le joueur pensait alors qu’aucun problème particulier ne serait détecté.
Stephen Curry a découvert un kératocône en 2018
Curry raconte : « Ils m’ont dit que j’avais une maladie rare appelée kératocône, avec une cornée de forme irrégulière qui entraîne évidemment une vision floue et des images déformées. J’ai appris que c’était une affection progressive, qui peut détériorer la vision avec le temps et devenir irréversible si elle évolue mal. »
Cette découverte a surtout permis à Curry de comprendre pourquoi il devait fournir davantage d’efforts pour traiter certaines informations visuelles sur le terrain. Avec humour, il imagine même déjà le titre de ses futurs mémoires : « Pendant tout ce temps, je ne voyais pas », une référence à toutes les années passées à jouer avec cette vision imparfaite.
Le meneur assure toutefois que sa situation est aujourd’hui surveillée de très près. Il effectue des contrôles tous les six mois et porte désormais des lentilles adaptées. Curry reconnaît avoir longtemps résisté à cette solution, estimant qu’il s’était habitué à voir le cercle et le terrain de cette manière malgré le flou.
Le plus impressionnant reste tout ce qu’il avait déjà accompli avant même ce diagnostic. Curry avait remporté trois titres NBA et deux trophées de MVP avant de découvrir l’origine de ses difficultés visuelles. Une révélation qui ajoute encore une dimension particulière à une carrière construite précisément autour d’une qualité devenue légendaire : sa précision au tir.
