Par Rédaction | Sport
Tony Parker n’était pas réputé pour humilier ses adversaires avec des gestes spectaculaires, mais Jason Williams se souvient encore du jour où le Français lui a réservé une énorme surprise.
Face à Tony Parker, les défenseurs savaient surtout qu’ils allaient devoir gérer sa vitesse et ses accélérations vers le cercle. Le meneur français n’avait pas besoin d’enchaîner les dribbles compliqués pour créer un avantage, mais il possédait tout de même quelques gestes inattendus capables de prendre un adversaire complètement à contre-pied.
Jason Williams en a fait l’expérience lors d’un match de présaison disputé en Europe. Habitué lui-même aux actions spectaculaires, l’ancien meneur des Kings ne s’attendait visiblement pas à se faire surprendre de cette manière par Parker, surtout sur une possession jouée presque comme une dernière attaque avant la pause.
Jason Williams surpris par un petit pont de Tony Parker
Williams raconte : « Il m’a passé le ballon entre les jambes un jour en Europe. On jouait un match de présaison là-bas, chez lui. C’était vers la fin de la première mi-temps et ils gardaient le ballon pour la dernière possession. Il l’a fait tellement vite et tellement proprement que personne n’a vraiment réagi. Je crois que personne n’avait vu ce qui venait de se passer. »
Le souvenir est d’autant plus marquant que Parker n’était pas associé à ce type d’actions. Son jeu reposait davantage sur l’efficacité, les changements de rythme et sa capacité à atteindre la raquette avant que la défense n’ait le temps de se replacer. Son spin move et son toucher près du cercle faisaient bien davantage partie de son identité.
Le Français a d’ailleurs régulièrement posé des problèmes à Williams lors de leurs confrontations. Leur première rencontre NBA avait tourné à l’avantage de J-Will, mais Parker avait ensuite rapidement pris le dessus, notamment en playoffs en 2004 lorsque San Antonio avait balayé Memphis au premier tour.
Cette anecdote rappelle surtout que Parker avait davantage de créativité balle en main que son image ne le laissait parfois penser. Son efficacité pouvait masquer certaines qualités techniques plus spectaculaires, mais Williams en a gardé une preuve très personnelle : même un spécialiste des highlights pouvait se faire surprendre par le Français.
