Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Les Lakers n’ont pas la même marge de manœuvre que certaines franchises pour accumuler les choix de Draft, selon Rob Pelinka, qui rappelle la pression permanente autour des résultats à Los Angeles.
À Oklahoma City ou San Antonio, plusieurs saisons difficiles ont permis d’accumuler des choix élevés et de reconstruire progressivement autour d’un jeune noyau. Rob Pelinka estime que les Lakers ne peuvent pas vraiment suivre cette voie. À Los Angeles, l’exigence reste selon lui la même chaque année : atteindre les playoffs et viser le titre.
Cette pression a longtemps poussé la franchise à privilégier les mouvements immédiats plutôt qu’une reconstruction patiente. Désormais, l’arrivée de Luka Doncic comme visage du projet offre une temporalité différente, avec davantage de possibilités pour construire sur plusieurs saisons autour d’un noyau plus jeune.
Rob Pelinka explique pourquoi les Lakers ne peuvent pas copier le Thunder
Pelinka explique : « Quand on regarde les équipes avec lesquelles on veut rivaliser, comme le Thunder ou les Spurs à l’Ouest, elles ont traversé des périodes difficiles où elles ont perdu plusieurs saisons pour récupérer de hauts choix de Draft. Ici, nous n’avons tout simplement pas ce luxe. »
Le dirigeant poursuit : « Les attentes sont les mêmes tous les ans : gagner, aller en playoffs et faire un parcours. Depuis que je suis dans cette position, nous avons été une équipe de playoffs et nous devons continuer à l’être. » Une obligation qui limite forcément la possibilité de laisser volontairement chuter la valeur sportive de l’équipe.
L’été 2026 a toutefois offert une fenêtre différente. Les Lakers ont pu distribuer plusieurs contrats sur plusieurs années et miser davantage sur la continuité. Pelinka cite notamment le trio formé par Luka Doncic, Austin Reaves et Walker Kessler comme la base autour de laquelle Los Angeles souhaite désormais structurer son effectif.
Cette stratégie ne signifie pas que les Lakers disposent soudainement d’un énorme stock d’assets. Après plusieurs années de mouvements agressifs et l’échange pour Kessler, leurs ressources en choix de Draft restent limitées. La différence réside surtout dans le calendrier : avec Doncic au centre du projet, Los Angeles peut désormais envisager une construction plus progressive sans renoncer à l’obligation de gagner immédiatement.
