Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
LeBron James garde un souvenir très fort de ses huit saisons aux Lakers, mais un détail lié au titre de 2020 continue encore aujourd’hui de profondément le frustrer.
Désormais à Philadelphie, LeBron James a pris du recul sur son passage à Los Angeles. À son arrivée en 2018, certains estimaient qu’il avait surtout choisi la Californie pour Hollywood et ses activités en dehors du basket. Lui assure au contraire avoir été attiré par l’immense défi représenté par une franchise aussi historique.
Le poids du maillot l’avait d’ailleurs frappé immédiatement. James se souvient notamment d’une couverture de Sports Illustrated où il apparaissait aux côtés des grandes légendes des Lakers. Il avait alors pleinement mesuré ce que représentait cette nouvelle étape, dans une organisation où la seule véritable attente reste de gagner des titres.
LeBron James regrette toujours l’absence de parade en 2020
James explique : « Quand je suis arrivé aux Lakers, beaucoup de gens disaient que je venais juste pour être à Hollywood et faire des films. Mais j’ai toujours aimé les énormes défis. Rejoindre une franchise historique avec certains des plus grands joueurs de l’histoire, c’était quelque chose de très important pour moi. »
Le titre remporté en 2020 reste évidemment le sommet de cette aventure. Mais la pandémie de Covid-19 avait empêché Los Angeles d’organiser la traditionnelle parade avec les supporters. Une absence de célébration collective que LeBron n’a visiblement toujours pas digérée, même six ans plus tard.
Interrogé par Steve Nash sur une échelle de 1 à 10, James n’a pas hésité : « Ça me dérange à 20. Juste ne pas avoir pu célébrer avec les fans des Lakers. Absolument. » Il avait même imaginé le parcours que le bus aurait pu emprunter jusqu’au centre-ville.
Malgré cette frustration, James retient surtout avoir accompli ce qu’il était venu chercher. Le trophée est bien là et la bannière flotte toujours dans la salle des Lakers. Mais pour lui, ce titre restera à jamais accompagné d’un petit goût d’inachevé : celui d’un sacre historique jamais célébré dans les rues de Los Angeles.
