Par Rédaction | Sport
Après plusieurs saisons en dessous des standards historiques de Golden State, la pression pourrait finir par se déplacer vers Steve Kerr. Byron Scott pense que le coach deviendra logiquement le premier responsable si les résultats déçoivent encore.
Steve Kerr possède un immense crédit grâce aux quatre titres remportés avec les Warriors, mais Byron Scott rappelle qu’aucun entraîneur n’est totalement protégé lorsque les résultats déclinent. Golden State a manqué les playoffs à deux reprises récemment, et une nouvelle saison limitée au play-in pourrait rapidement faire monter les critiques.
Scott parle aussi d’expérience. Passé par quatre postes de head coach en NBA, il a été licencié à chaque fois après des résultats jugés insuffisants. Pour lui, la logique reste toujours la même : avant de bouleverser un front office ou de transférer plusieurs joueurs, les franchises commencent généralement par changer d’entraîneur.
Byron Scott pense que Steve Kerr pourrait devenir le premier fusible
Scott a été très direct : « Ils ne virent pas les dirigeants ou les GM en premier. Ils virent d’abord les coachs. Alors qui sera responsable s’ils ne font pas une bonne saison ? Steve Kerr. J’ai été dans cette situation trois ou quatre fois. » À ses yeux, une nouvelle campagne décevante pourrait donc sérieusement fragiliser sa position.
L’ancien coach reconnaît toutefois que Kerr bénéficie d’une marge plus importante que la plupart de ses collègues. « Les gars du front office partent en dernier. D’abord les coachs, ensuite les GM, puis ils commencent à trader les joueurs. Ce qui sauve Steve, c’est qu’il a gagné quatre titres. Ils vont donc lui accorder un peu plus de temps. »
Cette patience pourrait néanmoins être testée si Golden State reste bloqué autour du play-in. Scott et Olden Polynice considèrent qu’une place directe en playoffs devrait représenter le minimum pour qualifier la saison de réussie. Après seulement 37 victoires l’an dernier, les Warriors doivent donc montrer un vrai rebond collectif.
Le contexte n’aide pas Kerr, avec Jimmy Butler encore absent et l’incertitude persistante autour de Kristaps Porzingis. Mais Scott estime que ces circonstances ne changent pas complètement la réalité du métier : si les Warriors sous-performent encore, le bilan historique de Kerr lui donnera du temps, pas une immunité totale.

