Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Draymond Green ne doute pas de la capacité de Luka Doncic à empiler les performances de très haut niveau. En revanche, il pense que cette excellence devenue presque banale pourrait justement lui coûter le trophée de MVP.
Luka Doncic fait partie des principaux candidats au MVP, mais Draymond Green estime qu’il souffre déjà d’un phénomène bien connu : la fatigue des votants. À force de produire des statistiques exceptionnelles, certaines performances finissent par être considérées comme normales, ce qui réduit leur impact au moment des votes.
Pour Green, ce mécanisme a déjà pénalisé LeBron James par le passé. Il considère que le quadruple MVP aurait mérité davantage de trophées, mais que sa domination prolongée a fini par banaliser l’extraordinaire. Il voit aujourd’hui un risque similaire pour Doncic, mais aussi pour Jayson Tatum.
Draymond Green pense que Luka Doncic est victime de sa propre régularité
Green a résumé son idée : « C’est comme si les gens finissaient par s’en lasser. » Il prend l’exemple d’un Doncic à 34 points de moyenne : une telle production devrait impressionner, mais beaucoup se contenteraient selon lui de répondre « Oui, bien sûr », simplement parce qu’ils sont déjà habitués à ce niveau.
Le vétéran des Warriors fait directement le parallèle avec LeBron : « La même chose est arrivée à LeBron James. Vous ne pouvez pas me dire qu’il aurait dû finir avec seulement quatre MVP. » Pour Green, le problème n’est donc pas le niveau de performance, mais la manière dont celui-ci est progressivement normalisé par les votants.
Il estime que Jayson Tatum subit lui aussi ce traitement. Un match à 30 points du Celtic peut être accueilli avec moins d’enthousiasme simplement parce que ce type de performance est attendu. Dans l’esprit de Green, Doncic évolue désormais dans cette même catégorie de joueurs dont l’excellence quotidienne finit presque par travailler contre eux.
Cela ne garantit évidemment pas qu’il soit exclu de la course au MVP, mais Green pense que Doncic doit lutter contre plus que ses concurrents directs. Produire de grandes statistiques ne suffit plus : il doit désormais surprendre malgré des standards déjà immenses, ce qui rend chaque nouvelle campagne individuelle encore plus difficile à valoriser.

