Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Les Lakers ont profondément remodelé leur effectif autour de Luka Doncic, mais Shaquille O’Neal reste sceptique. Malgré son enthousiasme pour certaines recrues, il pense que l’équipe a légèrement reculé.
Shaquille O’Neal apprécie particulièrement le nouveau visage de Los Angeles, notamment Luka Doncic et Walker Kessler. Cela ne l’empêche pourtant pas d’estimer que les Lakers sont moins forts que la saison dernière, malgré un effectif toujours capable de viser les premières places à l’Ouest.
L’ancien pivot a ainsi placé les Lakers au cinquième rang de sa hiérarchie dans la conférence. Lorsqu’Ernie Johnson lui a rappelé que l’équipe avait terminé quatrième la saison précédente, Shaq n’a pas cherché à nuancer davantage son avis : pour lui, Los Angeles a perdu un peu de valeur globale.
Shaquille O’Neal voit les Lakers légèrement en retrait
Interrogé directement sur cette comparaison, O’Neal a répondu : « Non, ils ne sont pas aussi bons. Ils sont proches, mais ils ne sont pas aussi bons. Cinquièmes. » Une position étonnante alors qu’il considère parallèlement Doncic comme un joueur du top 5 NBA et Kessler comme l’un des meilleurs intérieurs de la ligue.
Le contraste vient surtout de l’ampleur des changements opérés autour du noyau. LeBron James, Rui Hachimura, Marcus Smart ou encore Deandre Ayton ne font plus partie du groupe, tandis que Kessler, Quentin Grimes, Collin Sexton, Sandro Mamukelashvili, Ziaire Williams et Matisse Thybulle ont notamment rejoint l’effectif.
Shaq semble donc séparer la qualité individuelle de certains nouveaux éléments de la profondeur globale de l’équipe. Il peut encenser Kessler et continuer à considérer Doncic comme une superstar sans forcément croire que l’ensemble est meilleur. La vraie question reste celle de l’équilibre entre création, défense et profondeur sur toute une saison.
Los Angeles conserve malgré tout une base offensive très solide autour de Doncic, Austin Reaves et Kessler. Mais pour O’Neal, cela ne suffit pas encore à effacer les pertes de l’intersaison. Son classement traduit surtout cette prudence : les Lakers restent dangereux, mais il ne les voit pas avoir progressé collectivement par rapport à l’exercice précédent.

