Par Rédaction | Sport
La saison des Lakers continue de se compliquer, match après match, sans réelle continuité dans l’effectif. Face à Portland, la défaite a une nouvelle fois mis en lumière une réalité persistante : l’enchaînement des blessures empêche toute stabilité. Un contexte usant pour le groupe comme pour son entraîneur, contraint de s’adapter en permanence.
Privée de plusieurs cadres, l’équipe de Los Angeles s’est présentée diminuée au Moda Center et a logiquement souffert. Luka Dončić, Austin Reaves, Deandre Ayton, Jaxson Hayes et Adou Thiero manquaient tous à l’appel, laissant JJ Redick avec des options limitées, notamment dans la raquette. Dans ces conditions, difficile de rivaliser physiquement sur la durée.
Cette situation n’a rien d’exceptionnel selon le coach, qui estime que ce scénario se répète depuis le début de la saison. « C’est comme ça toute l’année. On regarde certains matches après coup et on se rend compte qu’il manquait Austin, ou Luka, ou Rui, ou Deandre », a expliqué Redick, décrivant une impression constante de bricolage. « Tu récupères un joueur, un autre se blesse. Tu en fais revenir un, deux sortent. Ce soir, on joue sans nos deux pivots. C’est notre saison », a-t-il résumé, lucide mais résigné.
Une rotation fragilisée par l’absence de continuité
L’absence simultanée des deux centres a forcé JJ Redick à titulariser Maxi Kleber pour la première fois sous ce maillot. Un choix contraint qui n’a pas permis de contenir l’impact intérieur de Portland. Les Blazers ont largement dominé le rebond, avec un différentiel parlant et de nombreux points inscrits en seconde chance, illustrant le déséquilibre physique subi par les visiteurs.
Sur l’ensemble de la saison, les chiffres confirment ce manque de continuité. Après 40 matches, seuls deux titulaires ont dépassé la barre des 35 rencontres disputées. LeBron James et Austin Reaves n’ont joué que 23 matches chacun, Rui Hachimura 30, tandis que Dončić et Ayton plafonnent respectivement à 32 et 35 apparitions. Une réalité qui complique considérablement la mise en place d’automatismes collectifs.
Malgré la défaite, JJ Redick a toutefois tenu à souligner certains motifs de satisfaction. « Il y a eu de bonnes choses », a-t-il assuré, évoquant notamment des ajustements défensifs et une utilisation plus marquée de la zone. « On a essayé quelques choses avec Drew au poste de pivot, et ça a donné des séquences intéressantes. L’état d’esprit compétitif était très élevé », a-t-il poursuivi, saluant l’engagement de joueurs appelés à sortir de l’ombre.
La soirée n’a toutefois pas été sans frayeurs supplémentaires, puisque Marcus Smart et Jake LaRavia ont brièvement inquiété sur le plan physique. Sans gravité apparente, selon Redick, mais suffisamment pour rappeler à quel point l’équilibre reste fragile. Avec un bilan désormais à 24 victoires pour 16 défaites, la franchise californienne glisse dangereusement vers la zone de play-in, loin de l’élan affiché en début de saison.
