Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Les Lakers abordent la deuxième moitié de saison avec un bilan solide mais encore fragile dans son contenu. Capables d’enchaîner des prestations abouties comme de retomber dans leurs travers, ils avancent sur une ligne étroite. Luka Dončić, désormais figure centrale de la franchise, le sait mieux que personne.
Avec 25 victoires pour 16 défaites à mi-parcours, Los Angeles occupe une place respectable à l’Ouest. Le succès maîtrisé face à Toronto a servi de rappel du potentiel collectif, surtout après deux revers difficiles contre Portland et Charlotte. Malgré les absences et les pépins physiques qui ont touché plusieurs cadres, l’équipe reste dans le bon wagon.
Pour Dončić, ce constat ne doit pourtant pas masquer les lacunes persistantes. Le Slovène reconnaît la valeur du bilan comptable, mais refuse de s’en contenter. La régularité reste le grand chantier des Lakers, capables d’étouffer un adversaire un soir et de perdre leurs repères le suivant, des deux côtés du terrain.
L’exigence de Dončić comme ligne de conduite
Cette inconstance est justement ce que Dončić souhaite éradiquer dans la deuxième partie de saison. « Ce n’est pas un mauvais bilan, évidemment, mais ça pourrait être mieux », a-t-il expliqué après la victoire contre les Raptors. « Parfois on joue comme ce soir, parfois comme contre Atlanta, et ça nous donne clairement plus de chances de gagner », a-t-il ajouté, appelant à reproduire ces standards plus souvent.
Dans l’esprit du meneur, certains matchs doivent servir de référence. La défense agressive montrée face à Toronto, limitée à 93 points encaissés, et l’efficacité offensive déployée contre Atlanta illustrent ce que les Lakers peuvent proposer lorsqu’ils appliquent le plan. Dončić insiste sur la nécessité de s’appuyer sur ces performances pour construire une identité stable sur la durée.
La deuxième moitié de saison s’annonce toutefois éprouvante. Dès le prochain match à Denver, les Lakers entameront une longue série de déplacements face à des adversaires redoutables. Bulls, Cavaliers et Clippers s’invitent sur une feuille de route qui ne laisse que peu de répit à une équipe encore en quête de constance.
Malgré cette séquence exigeante, Dončić refuse toute excuse liée à la fatigue ou aux voyages. « On est payés pour ça. Il ne doit pas y avoir d’excuses », a-t-il lancé avec fermeté. « Il y a beaucoup de déplacements, mais c’est notre métier. Moi, j’adore ça ». Un discours qui reflète son état d’esprit et celui qu’il tente d’insuffler à l’ensemble du groupe.
