NBA – Fan du rôle de méchant, LeBron James révèle son grand plaisir : « Il n’y a rien de mieux que de…

LeBron James en plein match des Lakers
NBA (DR)

Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport

Depuis plus de vingt ans, LeBron James est habitué à vivre sous les projecteurs. Chaque geste, chaque décision et chaque performance sont analysés dans les moindres détails. Pourtant, malgré ce bruit permanent, la superstar des Lakers trouve encore des moments de silence. Et ces instants, il les savoure particulièrement lorsqu’ils se produisent loin de chez lui.

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Au fil de sa carrière, LeBron a souvent endossé le rôle du héros pour ses équipes et leurs supporters. À Cleveland, Miami ou Los Angeles, il a apporté des titres et des souvenirs inoubliables. Mais paradoxalement, il reconnaît aujourd’hui prendre un plaisir tout particulier à jouer le rôle du méchant. Être hué par une salle entière et réussir à la faire taire représente pour lui une sensation unique.

Dans son podcast « Mind The Game », le King a évoqué cette facette méconnue de sa personnalité. Il a expliqué que son état d’esprit naturel était plutôt joyeux et collectif, mais qu’il savait aussi se transformer lorsque le contexte l’exigeait. LeBron a ainsi confié que « notre personnalité, c’est d’aller sur le terrain pour s’amuser, impliquer nos coéquipiers, sourire et être heureux. Mais on peut aussi activer le rôle du Joker si on nous y pousse ».

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Un compétiteur mais aussi un entertainer

Cette attitude s’est construite au fil des années, notamment grâce aux nombreuses ambiances hostiles qu’il a rencontrées. Des salles comme Boston, Oakland ou Toronto lui ont souvent réservé un accueil glacial. Plutôt que de fuir cette pression, James en a fait une source de motivation supplémentaire. Il adore sentir l’énergie négative d’un public se transformer progressivement en silence après un tir décisif ou une action spectaculaire.



Selon lui, un grand joueur doit être capable d’assumer ces deux rôles. Il l’a résumé en déclarant : « nous sommes aussi des divertissements. On a grandi en regardant des histoires où un héros affronte un méchant. Autant Batman est mon super-héros préféré, autant j’adore aussi le rôle du Joker ».

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Ce goût pour la confrontation s’est particulièrement révélé lors de certains épisodes marquants de sa carrière. Son départ de Cleveland en 2010 pour rejoindre Miami l’a transformé en véritable ennemi public numéro un aux yeux de nombreux fans. Ses duels face aux Celtics, puis face aux Warriors durant les Finales NBA, ont encore renforcé cette image de rival mais respecté. Dans ces moments-là, LeBron a appris à se nourrir de l’hostilité ambiante.

Pour lui, rien n’égale le sentiment de réduire au silence une salle en fusion. Il l’a affirmé avec beaucoup de sincérité : « il n’y a rien de mieux que de calmer et de faire taire un public adverse ». Cette phrase résume parfaitement l’état d’esprit du compétiteur qu’il a toujours été. Transformer des huées en respect, voire en admiration, a longtemps été l’un de ses plus grands plaisirs.

Conférence Ouest LeBron James Los Angeles Lakers NBA 24/24