Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Les Lakers abordent la dernière partie de saison dans une position correcte au classement, mais les avis restent partagés sur leur réel potentiel. Malgré un bilan positif avant la pause du All-Star Game, certains observateurs doutent fortement de leur capacité à aller loin. L’équipe possède du talent offensif, mais les interrogations persistent ailleurs.
Avec 33 victoires pour 21 défaites, Los Angeles occupe le haut de la conférence Ouest. Pourtant, ce bilan ne convainc pas tout le monde, notamment à cause d’un rendement irrégulier sur certaines séquences. Les résultats sont parfois solides, parfois inquiétants, ce qui empêche de définir clairement leur niveau réel. Dans une conférence dense, ce flou entretient le scepticisme.
Kendrick Perkins s’est montré particulièrement critique en évoquant les limites défensives du groupe. « Ils ne peuvent même pas défendre sur des seniors dans une cour de récréation. C’est l’une des pires défenses de la ligue », a-t-il lâché, avant de viser le pivot titulaire. « Ils ont un intérieur qui se plaint tous les jours… on voit un double-double mais c’est un mirage », a-t-il ajouté au sujet de Deandre Ayton.
L’optimisme ne disparaît pas en interne
Malgré ces critiques publiques, le vestiaire reste persuadé de pouvoir rivaliser avec les meilleurs. Luka Doncic assume un discours bien plus positif sur le niveau collectif. « Je pense qu’on peut le faire. On a l’équipe pour ça », a-t-il affirmé en évoquant la course au titre. L’écart entre perception extérieure et confiance interne reste donc important.
La date limite des transferts n’a pas profondément modifié l’effectif. L’arrivée de Luke Kennard a renforcé le tir extérieur, mais les lacunes athlétiques et défensives demeurent visibles. Le groupe doit donc progresser en interne plutôt que compter sur des ajustements majeurs. Ce choix renforce la pression sur les titulaires.
Le souvenir de l’élimination rapide la saison passée reste présent dans les esprits. Sortis dès le premier tour par Minnesota, les Lakers savent que la marge d’erreur sera faible au printemps. La progression devra être réelle pour changer ce scénario. Sans amélioration défensive, la prédiction pessimiste pourrait se confirmer.
La fin de saison servira donc de révélateur. Entre confiance affichée par les joueurs et doutes extérieurs, la vérité viendra du terrain. Les playoffs trancheront définitivement ce débat. Et en cas de nouvelle déception, on peut s’attendre à quelques changements. Rob Pelinka pourrait être le premier visé.
