Par Rédaction | Sport
L’idée d’un troisième retour de LeBron James à Cleveland refait surface à l’approche de l’intersaison. Libre à l’issue de son contrat de 52,6 millions de dollars avec les Lakers, la superstar pourrait théoriquement choisir sa prochaine destination. Mais un retour chez les Cavaliers ne serait pas seulement une décision émotionnelle : il impliquerait un sacrifice financier inédit dans l’histoire de la ligue.
Selon Frank Urbina de HoopsHype, la situation salariale de Cleveland rendrait une telle opération extrêmement compliquée. « Si les rumeurs sont vraies et que James quitte les Lakers cet été pour rentrer à Cleveland, la baisse de salaire qu’il devrait accepter serait monstrueuse », écrit-il. Coincés au-dessus du second tax apron, les Cavaliers ne pourraient lui proposer que le minimum vétéran.
Urbina précise les chiffres : « Cela donnerait à James un salaire d’environ 3,9 millions de dollars en 2026-27, soit près de 48,7 millions de moins que ce qu’il a gagné lors de sa dernière saison à Los Angeles. Ce serait la plus grande réduction de salaire de l’histoire de la NBA ». Un tel écart dépasserait largement tout précédent connu.
Une équation financière presque impossible
Cleveland aborde déjà la saison avec la masse salariale la plus élevée de la ligue, autour de 229 millions de dollars. Même après certains ajustements récents pour alléger la facture fiscale, la franchise reste contrainte par les règles strictes liées au second apron, limitant fortement sa flexibilité.
La situation se complique encore davantage avec les décisions à venir concernant James Harden, arrivé via échange et détenteur d’une option joueur pour 2026-27. Son avenir contractuel pourrait influencer directement toute tentative de recruter une autre superstar.
Pour LeBron, le dilemme serait donc historique. Revenir à Cleveland offrirait un scénario romantique pour conclure sa carrière là où tout a commencé et où il a offert un titre mythique en 2016. Mais accepter une telle réduction salariale reviendrait à inscrire son nom dans les livres d’histoire pour une raison bien différente.
Au final, la question dépasse l’argent. À ce stade de sa carrière, James privilégiera-t-il la quête d’un dernier conte de fées ou la logique financière ? La réponse dépendra autant de son ambition sportive que de la réalité comptable des Cavaliers.
