Par Rédaction | Sport
Luka Doncic continue d’impressionner par ses performances offensives, mais certaines critiques reviennent régulièrement concernant son impact global sur une équipe. Max Kellerman s’est récemment interrogé sur la manière dont le meneur des Lakers fait jouer ses coéquipiers, estimant que son talent individuel peut parfois limiter le collectif.
Depuis son arrivée en NBA, Doncic s’est imposé comme l’un des attaquants les plus complets de la ligue. Sa capacité à marquer dans toutes les situations et à contrôler le rythme du match en fait le moteur principal de son équipe. Pourtant, ce rôle très dominant soulève une question que plusieurs analystes se posent : un joueur aussi central dans le jeu permet-il vraiment aux autres de progresser et de s’exprimer ?
Le débat ne concerne pas seulement ses statistiques, mais aussi la manière dont l’attaque est organisée autour de lui. Lorsque le ballon reste longtemps dans ses mains, ses partenaires peuvent avoir du mal à trouver du rythme, ce qui peut rendre l’équipe plus prévisible. C’est ce point précis que Kellerman a voulu souligner en analysant l’évolution du Slovène.
Kellerman doute de l’impact collectif de Doncic
Le consultant estime que la facilité avec laquelle Doncic peut créer un tir pour lui-même a eu un effet inattendu sur son développement et sur celui de ses coéquipiers. « Parce qu’il peut obtenir un bon tir quand il veut, ça a freiné son développement comme joueur à certains niveaux. » Selon lui, cette domination offensive peut empêcher le reste de l’équipe de s’impliquer pleinement dans le jeu.
« Les autres restent debout à regarder, ils ne bougent pas, ils ne touchent pas le ballon, ils ne trouvent pas de rythme, ils ne peuvent pas se chauffer de loin. » Kellerman reconnaît que Doncic est un excellent passeur, mais il pense que son style très contrôlé peut parfois rendre l’attaque trop dépendante de lui, surtout dans les moments importants.
L’autre critique souvent adressée au meneur concerne la défense, un aspect du jeu où sa progression est jugée insuffisante par certains observateurs. Malgré son gabarit et son intelligence de jeu, il peine à être constant de ce côté du terrain, ce qui oblige parfois ses coéquipiers à compenser. Dans des matchs serrés, ce type de faiblesse peut faire la différence, surtout face à des équipes capables d’attaquer les mismatches.
Kellerman estime aussi que l’attitude du joueur peut jouer un rôle, notamment lorsqu’il passe beaucoup de temps à discuter avec les arbitres au lieu de se replacer rapidement en défense. Pour lui, ce genre de détails empêche Doncic d’atteindre le niveau des superstars les plus complètes, celles qui influencent le jeu sur chaque possession, des deux côtés du parquet.
