Sylvie Vartan tranche entre France, Bulgarie et USA : « Je crois que mon pays, c’est…

Sylvie Vartan choisit entre France, Bulgarie et Etats-Unis
France TV (DR)

Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web

Si elle a tout récemment fait ses adieux à la scène, Sylvie Vartan continue de fasciner, autant par sa carrière que par son parcours de vie hors normes. Partagée depuis des décennies entre plusieurs continents, l’icône de la chanson française a souvent été interrogée sur son véritable ancrage. Une question intime et loin d’être évidente, à laquelle elle a accepté de répondre avec nuance.

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Née en Bulgarie, arrivée en France durant son enfance et installée aux États-Unis depuis plus de quarante ans, l’ancienne idole yé-yé incarne une trajectoire profondément internationale. Son histoire personnelle s’est construite entre exil, succès fulgurant, amours médiatisées et renaissance artistique. Cette pluralité culturelle, loin d’être un tiraillement, est devenue une richesse qu’elle revendique pleinement.

Interrogée à ce sujet dans les colonnes de Télé Star en 2017, puis lors d’un entretien accordé à Public Sénat, l’interprète de La plus belle pour aller danser a pris le temps d’expliquer comment chaque pays a contribué à façonner son identité, sans chercher à opposer l’un à l’autre :

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« Je crois que mon cœur et mes émotions sont bulgares et hongroises. Mon pays c’est la France c’est là où sont mes amis, mon travail c’est la réalisation de mes rêves. L’Amérique c’est toujours le rêve c’est là où j’ai appris énormément. C’est un grand privilège de pouvoir vivre dans deux, trois cultures différentes parce que comme un buvard on prend ce qu’il y a de mieux.

La France m’a tout donné. C’est grâce à ce pays que j’ai accompli mes rêves, et merci à la Bulgarie aussi car elle m’a fait qui je suis ».

À travers ces mots, Sylvie Vartan ne nie rien de ses racines. La Bulgarie reste intimement liée à son enfance, à son histoire familiale et à la construction de sa sensibilité. C’est là que tout a commencé, là que se trouvent ses premières émotions, celles qui marquent une vie entière.

Mais la France occupe une place centrale. C’est sur le sol français qu’elle est devenue une star, qu’elle a construit sa carrière, forgé des amitiés durables et réalisé ses ambitions artistiques. Ce pays représente pour elle l’accomplissement concret de ses rêves, le lieu où sa destinée a véritablement pris forme.

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Quant aux États-Unis, où elle vit depuis plusieurs décennies, ils symbolisent une autre dimension : celle de l’apprentissage, de l’ouverture et d’un rêve toujours renouvelé. L’Amérique lui a offert une nouvelle respiration, une autre manière de vivre et de créer, sans jamais effacer ses attaches profondes.

À travers cette réponse tout en équilibre, Sylvie Vartan rappelle que l’identité n’est pas forcément une question de frontières figées. Chez elle, elle se nourrit de plusieurs cultures, de plusieurs langues et de plusieurs histoires. Mais si elle devait désigner un pays, celui qu’elle appelle le sien, c’est bien la France — sans jamais renier la Bulgarie qui l’a vue naître, ni l’Amérique qui l’a accompagnée dans une autre partie de sa vie.

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