Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Nikola Jokic continue d’être l’un des joueurs les plus dominants de la NBA cette saison. Pourtant, selon l’entraîneur de Denver David Adelman, le triple MVP doit composer avec une pression défensive unique dans la ligue. Une réalité qui oblige son équipe à constamment s’adapter.
Malgré cette attention permanente des défenses adverses, Jokic affiche encore des statistiques impressionnantes. Le pivot de Denver tourne autour de 28,7 points, 12,6 rebonds et 10,3 passes décisives de moyenne, tout en restant extrêmement efficace au tir. Sa capacité à marquer, organiser le jeu et impliquer ses coéquipiers fait toujours de lui le centre du système offensif de Denver.
Cette influence sur le jeu explique pourquoi les équipes adverses cherchent constamment de nouvelles façons de le ralentir. Entre prises à deux, défense physique et stratégies pour limiter ses espaces, Jokic est devenu la priorité absolue des plans défensifs. Pourtant, même face à cette pression constante, Denver reste compétitif à l’Ouest et continue de s’appuyer sur son leader.
Une défense unique contre Nikola Jokic
David Adelman estime d’ailleurs que Jokic fait face à une attention défensive sans équivalent dans la ligue. « Personne n’est défendu comme lui dans notre ligue. Personne. Personne ne vise les genoux des autres MVP. Personne ne prend les coups qu’il reçoit. » Selon l’entraîneur de Denver, cette intensité physique est devenue une réalité permanente pour son pivot.
Adelman reconnaît aussi que cette situation oblige le staff à ajuster constamment le jeu de l’équipe. « C’est notre réalité. On doit simplement continuer à essayer de gagner des matchs. Il doit jouer à travers cette physicalité, et moi je dois trouver des endroits sur le terrain où il peut avoir de l’espace. » L’objectif est de lui permettre d’exprimer son jeu malgré la pression défensive.
L’entraîneur de Denver insiste également sur le fait qu’il ne veut pas utiliser l’arbitrage comme excuse. « C’est à moi de trouver des solutions. Il n’y a pas d’excuse, parce que si le coup de sifflet ne vient pas, il ne vient pas. » Une approche qui montre que l’équipe préfère s’adapter plutôt que de se plaindre des contacts subis par son joueur.
Pour Denver, l’enjeu reste donc de créer les meilleures conditions possibles pour leur pivot. Tant que Jokic parvient à trouver de l’espace et à imposer son rythme, l’équipe reste capable de rivaliser avec les meilleures formations de la conférence Ouest. Et jusqu’à présent, même sous pression, le Serbe continue de prouver pourquoi il reste l’un des joueurs les plus uniques de la ligue.
