Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Stephen Curry continue de repousser les limites du temps. À bientôt 38 ans et après plus d’une décennie au sommet, la superstar de Golden State reste l’un des joueurs les plus dangereux de la ligue. Pourtant, comme pour toutes les grandes carrières, la question de la retraite commence doucement à apparaître.
Après dix-sept saisons en NBA, Stephen Curry connaît parfaitement les exigences physiques du plus haut niveau. Les entraînements, la récupération et la préparation quotidienne sont devenus plus exigeants qu’au début de sa carrière. Malgré cela, le meneur affirme qu’il ressent toujours la même passion lorsqu’il entre sur un parquet.
Même si l’idée d’arrêter n’est pas immédiate, Curry sait déjà ce qui déterminera le moment de tourner la page. Pour lui, la réponse ne viendra pas d’un calendrier ou d’un nombre de saisons, mais plutôt des signaux envoyés par son propre corps. Une phrase qui peut inquiéter quand on connaît ses problèmes actuels au genou.
Curry écoute avant tout les signaux de son corps
Interrogé par Marcus Thompson de The Athletic, Curry a expliqué que la dimension physique resterait l’indicateur principal pour décider de la suite de sa carrière. « Je pense que ton corps est la première source d’information », confie-t-il en évoquant l’évolution des exigences physiques par rapport à ses premières saisons.
Pour l’instant, le plaisir reste intact pour le quadruple champion NBA. « Quand je suis sur le terrain, je me perds encore dans le plaisir du jeu. C’est toujours mon endroit préféré », explique Curry. La compétition, la camaraderie et la quête d’un objectif collectif continuent de nourrir sa motivation au quotidien. L’arrière de Golden State reconnaît également l’influence importante de son père dans sa manière de gérer sa longévité.
Dell Curry, lui aussi ancien joueur NBA pendant seize saisons, lui a très tôt transmis l’importance de la condition physique et de l’entretien du corps. « J’ai toujours eu cette idée que je devais être dans la meilleure condition possible », raconte Curry. Même s’il admet ne pas avoir tout optimisé au début de sa carrière, cette priorité l’a accompagné pendant des années.
Cette discipline se voit encore aujourd’hui sur le terrain. Curry explique qu’un compliment revient souvent de la part de ses adversaires : « Parfois, quelqu’un me garde sur un lancer franc et me dit : “Arrête de bouger autant.” » Une remarque qui résume bien l’énergie constante qui caractérise son jeu depuis ses débuts.
