Par Rédaction | Sport
Le débat autour de la longueur de la saison NBA revient régulièrement sur le devant de la scène. Entre les blessures, la fatigue accumulée et la densité du calendrier, certains acteurs de la ligue estiment qu’il serait temps de réduire le nombre de matchs disputés chaque année.
Ces derniers jours, Steve Kerr a relancé cette discussion en plaidant pour une saison plus courte pour ses Warriors et les autres franchises, avec environ 72 matchs. L’entraîneur de Golden State estime qu’un calendrier allégé permettrait d’améliorer la qualité du jeu tout en limitant les blessures qui touchent de plus en plus de joueurs.
Mais cette idée ne fait pas l’unanimité dans le monde du basket. Vince Carter, qui a disputé l’une des plus longues carrières de l’histoire de la NBA, considère que le problème ne vient pas du calendrier lui-même. L’ancienne star estime que les joueurs doivent simplement apprendre à gérer leur corps et leur récupération.
Vince Carter rejette l’idée d’une saison plus courte
Pour lui, la ligue n’a pas besoin de modifier un format qui existe depuis des décennies. « À l’époque, on jouait énormément de back-to-backs », rappelle Carter en évoquant le calendrier des années précédentes. Selon lui, les joueurs et les équipes doivent simplement trouver des solutions pour mieux gérer la fatigue.
Carter insiste sur la responsabilité individuelle des joueurs dans cette gestion. « Vous trouvez simplement comment prendre soin de votre corps », explique-t-il, soulignant que plusieurs ajustements peuvent être faits pour limiter la fatigue. L’ancien arrière évoque notamment la gestion des minutes ou des entraînements.
« On peut réduire le temps de jeu pendant un match, ou diminuer les séances d’entraînement », ajoute-t-il en décrivant les solutions utilisées pendant sa carrière. Pour Carter, la NBA n’a pas besoin de modifier une formule qui fonctionne depuis longtemps. « Ce jeu nous a tellement donné. Jouer plus de 80 matchs, ça fait partie de la NBA », affirme-t-il.
Fort de ses 22 saisons dans la ligue, Carter considère que l’adaptation reste la clé. Lui-même a dû transformer son style de jeu au fil des années pour prolonger sa carrière jusqu’à 43 ans, passant d’un spectaculaire dunker à un vétéran capable d’apporter autrement sur le terrain.
