La seule star ayant couché Johnny Hallyday, pourtant alcoolique : « On a bu jusqu’à 8 heures du matin, et…

Johnny Hallyday
France TV (DR)

Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web

Pour beaucoup, Johnny Hallyday incarnait l’excès, la nuit et une forme d’endurance presque mythique. Le rockeur français, habitué aux soirées interminables, semblait ne jamais connaître de limites. Pourtant, même les légendes ont leurs failles. Et dans son cas, un souvenir en particulier avec Jacques Brel a suffi à le faire vaciller !

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Chacun à leur manière, Johnny Hallyday et Jacques Brel ont marqué l’histoire de la chanson francophone. Le premier, icône du rock hexagonal, vivait à cent à l’heure, tandis que le second, poète habité, avançait avec une intensité rare. Entre eux, une complicité singulière s’est installée, faite d’excès, de confidences et de nuits sans fin. Une relation qui a réservé une surprise de taille au Taulier, lui qui pensait pourtant pouvoir tenir la cadence face à n’importe qui.

Figure incontournable du paysage musical français, Johnny Hallyday a toujours assumé son goût pour les excès et les nuits agitées. Habitué à repousser ses propres limites, l’interprète de « Que je t’aime » s’est pourtant retrouvé dépassé face à Jacques Brel, artiste entier et imprévisible. Le chanteur belge, réputé pour son énergie débordante et son rapport viscéral à la vie, semblait infatigable, notamment lorsque la nuit tombait et que les verres s’enchaînaient.

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C’est dans les colonnes de Paris Match que le Taulier s’était confié, revenant avec précision sur ces souvenirs marquants :

« J’étais très ami avec Jacques Brel, il était tellement traqueur qu’il vomissait avant de monter sur scène […]. Une amitié très forte nous liait. Il me conduisait à mes concerts avec son petit avion, qu’il pilotait. Brel adorait aller dans les bars à fille. Il connaissait tous les bars et toutes les prostituées des villes de province. Il ne faisait jamais rien avec elles, il était juste leur pote et elles, ses amies. Il leur offrait le champagne à toutes et refaisait le monde avec elles jusqu’à 5 heures du matin

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Je me souviens d’un soir où je chantais près de Deauville. Il était resté dans le hall du Normandy à boire des bières avec moi jusqu’à 8 heures du matin. Il devait m’emmener avec son petit avion à 200 kilomètres de là, pour déjeuner. Je lui dit : ‘Bon, on va dormir un peu’. A peine étions-nous couchés qu’il m’appelait en me disant : ‘T’es pas encore prêt ?’ Il m’a suivi comme ça toute une semaine. Lui, toujours en pleine forme, moi j’étais mort ! »

À travers cette anecdote, le rockeur français levait le voile sur une réalité inattendue : lui, pourtant réputé intenable, avait trouvé plus résistant encore. Là où Johnny Hallyday finissait par céder à la fatigue, Jacques Brel continuait, imperturbable, porté par une énergie presque irréelle et une soif de vivre hors norme.

Cette histoire, restée dans les mémoires, illustre autant la démesure de deux géants que la singularité du chanteur belge. Derrière la légende du Taulier infatigable, se cachait aussi un homme capable de reconnaître plus fort que lui, ne serait-ce que le temps de quelques nuits blanches.

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