Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web
À l’approche du second tour des élections municipales, la campagne parisienne remet sur le devant de la scène Rachida Dati… mais pas seulement pour des raisons politiques. En parallèle du duel qui l’oppose à Emmanuel Grégoire, d’anciennes rumeurs liées à sa vie privée ressurgissent et continuent d’alimenter les discussions, bien des années plus tard…
Il faut dire que l’actuelle maire du 7e arrondissement de Paris a longtemps été la cible de rumeurs insistantes sur sa vie sentimentale. Une période particulièrement médiatisée remonte à 2012, lorsqu’elle avait engagé une procédure judiciaire contre Dominique Desseigne pour établir la paternité de sa fille.
Une affaire très exposée, au cours de laquelle des accusations sur sa vie intime avaient été publiquement évoquées. À l’époque, l’avocate de l’homme d’affaires avait ainsi tenu des propos particulièrement marquants, relayés notamment par la presse. « Le Monde » écrivait ainsi dans l’un de ses articles :
« À l’époque, selon la presse, « la dame » entrelaçait les liaisons. Son avocate en recense huit, dont un animateur télé, un ministre, un PDG, un premier ministre espagnol, l’un des frères de Nicolas Sarkozy, un procureur général qatari et l’héritier d’un empire du luxe… »
Des déclarations qui accusent à demi-mot l’ancienne Garde des Sceaux d’entretenir de très nombreuses relations en même temps, auxquelles s’ajoutaient les propos de Dominique Desseigne lui-même, qui aurait confié à son entourage :
« Je ne lâcherai rien parce que j’ai été correct et que je n’ai rien à me reprocher. Ce n’était qu’une aventure parmi d’autres ».
Marquée par cet épisode, Rachida Dati est restée relativement discrète sur sa vie privée par la suite. Mais elle avait tout de même pris la parole quelques années plus tard pour évoquer, à sa manière, son rapport aux relations amoureuses :
« Avec les hommes, je me lasse très vite, oui. Il y a beaucoup de gens avec qui je m’emmerde beaucoup, et les hommes en particulier. Je me lasse très vite, je m’ennuie beaucoup, je ne dis pas ce que je pense et je m’en vais.
Ce qui me vexe le plus, c’est qu’on dise que j’ai couché avec tout le monde (…) Ce qui les emmerde, c’est qu’ils ne savent pas avec qui je vis, je couche. »
Des propos qui illustrent surtout une volonté de reprendre le contrôle de son image face à des rumeurs persistantes, dans un contexte où vie publique et vie privée s’entremêlent souvent… parfois au détriment des principaux concernés. Car l’enjeu, pour les Parisiens, est bien ailleurs.
