Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web
À 97 ans, Line Renaud continue de s’exprimer avec franchise, sans détour ni artifice. Figure adorée du public, elle n’a jamais cherché à cacher les effets du temps, et revient aujourd’hui avec précision sur sa seule intervention esthétique. Un témoignage honnête qui tranche avec les excès souvent observés dans le milieu artistique.
Chanteuse, comédienne et grande dame du spectacle français, Line Renaud a traversé les décennies en gardant une authenticité rare. Alors que beaucoup de stars multiplient les opérations pour conserver une apparence jeune, elle a choisi de rester mesurée, privilégiant l’acceptation du temps et de la gravité naturelle.
Dans son livre « Merci à la vie », l’artiste raconte avec humour et pragmatisme l’unique intervention qu’elle a réalisée :
“La course à la jeunesse est perdue d’avance. J’ai eu recours à la chirurgie esthétique pour remonter les paupières. Légèrement tombantes, elles ne supportaient plus les faux cils que je portais lors de la revue Parisline au Casino de Paris. Autrement, j’ai laissé faire la loi de la gravité. Au diable les rides et ces petites taches que l’on nomme avec un brin de poésie ‘fleurs de cimetière’. Me voici très fleurie ! Quant aux pattes-d’oie, elles sont encore plus réjouissantes puisqu’elles disent combien j’ai ri.”
Cette confession marque une exception dans un milieu où les opérations multiples sont monnaie courante. Line Renaud revendique ainsi une approche naturelle, qui privilégie l’acceptation de soi et le respect de son âge.
Ces dernières années, la parole sur la chirurgie esthétique s’est progressivement libérée. Des personnalités comme Faustine Bollaert ou Benjamin Castaldi ont également reconnu avoir eu recours à des interventions, notamment sur les paupières, contribuant à normaliser ce type de démarche.
Avec son franc-parler et sa posture élégante, Line Renaud rappelle qu’il n’existe aucune règle universelle face au temps. À presque 100 ans, elle continue d’incarner une liberté rare, conciliant choix personnels et acceptation du vieillissement.
