Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Avec le temps, même les plus grandes stars doivent adapter leur jeu pour rester efficaces. LeBron James l’a bien compris aux Lakers, si bien qu’il continue de récolter les louanges pour son adaptation.
Ces dernières semaines, Los Angeles a complètement changé de dynamique. Portée par une série impressionnante en mars, l’équipe s’est installée dans le haut de la conférence Ouest. Une progression nette, qui contraste avec les doutes récents autour du collectif, longtemps jugé irrégulier, notamment sur le plan défensif et dans sa capacité à trouver un équilibre.
Dans ce contexte, LeBron James n’est plus systématiquement le point central du jeu. Son rôle a évolué vers quelque chose de plus complémentaire, aux côtés de Luka Doncic et Austin Reaves. Moins focalisé sur le scoring pur, il influence le jeu autrement, avec plus de mouvement sans ballon, de lecture et d’impact dans les moments clés.
Un rôle différent, mais toujours déterminant
Colin Cowherd souligne justement cette transformation, qu’il considère comme une force. « D’abord, LeBron écoute ses critiques, il l’a toujours fait. Et ce n’est pas une mauvaise chose. Il pose des écrans, joue sans ballon, apporte de l’intensité et du leadership », explique-t-il, en insistant sur l’efficacité récente du joueur malgré un rôle moins central.
Il pousse la comparaison plus loin en évoquant une évolution comparable à celle d’un acteur célèbre : « LeBron est entré dans son rôle à la Harrison Ford. Plus un acteur secondaire qu’un premier rôle, mais toujours excellent à l’écran ». Une manière d’illustrer sa capacité à rester décisif sans monopoliser le jeu.
Cette adaptation s’accompagne aussi d’un ajustement collectif, notamment du côté du coach. « JJ Redick mérite énormément de crédit… son message était un peu dur au début, mais il l’a adouci. Il a réussi à embarquer tout le monde », souligne Cowherd, mettant en avant une approche plus collaborative et mieux acceptée par le groupe.
Aujourd’hui, Los Angeles semble avancer avec une vraie cohérence. LeBron, sans être le centre absolu, reste une pièce essentielle dans cet équilibre. Cette transition, loin d’être un déclin, illustre surtout une intelligence de jeu rare, celle d’un joueur capable de se réinventer pour continuer à peser dans la course au titre.
