Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Les Lakers montent en puissance… mais tout le monde n’est pas convaincu pour autant. Malgré la dynamique actuelle, certaines voix estiment que l’écart avec les vraies contenders reste encore trop important.
Porté par une série solide, Los Angeles s’est installé à la troisième place de l’Ouest et semble enfin avoir trouvé un équilibre. Luka Doncic enchaîne les performances offensives de très haut niveau, Austin Reaves confirme sa progression, et LeBron James s’adapte progressivement à un rôle plus en retrait. L’ensemble donne une équipe plus cohérente et difficile à manœuvrer.
Ce changement n’était pourtant pas évident en début de saison. L’alchimie tardait à se mettre en place, notamment avec trois joueurs ayant besoin du ballon pour exister. La défense posait aussi problème, tout comme l’adresse extérieure. Mais depuis plusieurs semaines, ces lacunes semblent mieux contrôlées, ce qui explique la dynamique actuelle.
Iman Shumpert reste très sceptique
Malgré cette progression, Iman Shumpert refuse de s’emballer et met en garde contre un excès d’optimisme. « Je pense que LeBron est clairement enthousiaste avec cette équipe… mais s’il vise le titre maintenant, c’est de l’illusion », affirme-t-il, estimant que la confiance actuelle ne doit pas masquer les limites encore présentes.
Il reconnaît néanmoins que cette forme d’illusion peut parfois être nécessaire. « Il faut une part d’illusion pour accomplir quelque chose de grand… mais je pense que leur plafond, c’est le deuxième tour », ajoute-t-il, fixant clairement une limite aux ambitions de Los Angeles cette saison.
Le principal obstacle reste le niveau de la conférence Ouest. Même en passant un premier tour compliqué, les Lakers pourraient rapidement tomber sur San Antonio, une équipe qui leur pose déjà problème. Et au-delà, Oklahoma City apparaît encore comme un cran au-dessus sur la durée.
Reste que l’expérience pourrait jouer en faveur de Los Angeles. Avec Luka Doncic et LeBron James, l’équipe possède deux profils capables de faire basculer une série. Mais entre dynamique actuelle et réalité des playoffs, la frontière reste mince, et c’est précisément ce qui alimente ce débat autour de leur véritable plafond.
