Un chanteur français honnête à propos de Jacques Dutronc : « Je l’ai rencontré à 17 ans, il m’a initié à…

Jacques Dutronc
TF1 (DR)

Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web

Icône aussi libre qu’imprévisible, Jacques Dutronc n’a jamais laissé indifférent. Derrière son image de dandy désinvolte, le chanteur a aussi marqué toute une génération d’artistes, bien au-delà de ses chansons. L’un d’eux, devenu depuis une figure majeure de la scène française, a récemment partagé un souvenir aussi précoce que déterminant.

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Figure singulière de la chanson française, Jacques Dutronc s’est imposé dès les années 1960 avec un style unique, mêlant ironie, élégance et nonchalance. Compagnon de longue date de Françoise Hardy, l’interprète cultive une image à part, entre provocation et détachement. Dans le Paris bouillonnant de l’époque, il est aussi connu pour son goût prononcé pour les plaisirs de la vie, entre nuits festives et tables renommées.

Dans cet univers du Tout-Paris, Jacques Dutronc faisait office de mentor pour de nombreux jeunes artistes fascinés par son aura. Habitué des grandes tablées et des soirées prolongées, le chanteur n’hésitait pas à embarquer son entourage dans son sillage. Parmi eux, un adolescent de 17 ans allait vivre une initiation marquante, comme l’a raconté Alain Chamfort au micro de Laurent Mariotte sur Europe 1 :

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« C’est quand même lui qui m’a initié, j’avais 17 ans à l’époque quand on partait en tournée avec lui, j’étais tout jeune. On faisait les Relais & Châteaux, on le suivait, parce que lui il descendait dans ces hôtels-là et il nous entraînait avec lui. On avait toujours des bonnes tables, j’ai découvert la gastronomie très tôt dans ma vie. »

Figure élégante de la pop française, l’interprète de « Manureva » n’a jamais caché son attachement aux plaisirs de la table et aux nuits animées. Une formation sur le terrain qui s’est prolongée au contact d’autres grandes figures du paysage musical. Toujours sur Europe 1, il évoquait notamment une autre ambiance, aux côtés de Claude François :

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« Puis après, plus tard, c’était avec Claude… Alors Claude François, c’était plus des restaurants de fin de concerts, il y avait « La cloche d’or » à Paris, notamment, qui était ouvert toute la nuit… »

Au fil du temps, ces expériences ont également impliqué les excès propres au milieu artistique, entre nuits sans fin et tentations diverses. Pour autant, Alain Chamfort assure avoir su garder une certaine distance, comme il l’a résumé avec recul lors de cet échange :

« Je suis marqué, mais pas abîmé. »

À travers ces souvenirs, se dessine le portrait d’un Jacques Dutronc passeur d’expériences, bien au-delà de la musique. Une influence discrète mais durable, faite de liberté, de goût et d’insouciance, qui continue de résonner chez ceux qui ont croisé sa route.

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