Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
LeBron James continue de défier le temps, et ses performances à 41 ans alimentent encore les débats. Cette fois, c’est Patrick Beverley qui relance la discussion, avec une prise de position forte sur la valeur du joueur.
Toujours en activité après plus de deux décennies, LeBron James reste un élément majeur malgré un rôle légèrement réduit. Désormais davantage en soutien de Luka Doncic, il continue pourtant d’afficher des statistiques solides, autour de 20 points, 6 rebonds et 7 passes. À cet âge, ce niveau de production reste exceptionnel et renforce l’idée d’une longévité presque inédite dans l’histoire.
Au-delà des chiffres, c’est surtout sa durabilité qui impressionne. Récemment devenu le joueur ayant disputé le plus de matchs dans l’histoire, il continue de performer sans montrer de signes clairs de déclin. Sa préparation physique et son investissement constant dans son corps alimentent les projections les plus folles, certains imaginant déjà une carrière prolongée jusqu’à 45 ans.
Beverley voit LeBron durer… et être payé en conséquence
Interrogé sur cette longévité hors norme, Patrick Beverley reconnaît lui-même ne pas avoir d’explication rationnelle, affirmant « je n’ai pas de réponse pour ce qu’il fait », avant d’ajouter « une partie de moi pense vraiment qu’il peut jouer jusqu’à 45 ans à un haut niveau ». Pour lui, ce que réalise LeBron dépasse les standards habituels de la ligue.
Mais Beverley va encore plus loin en abordant la question financière. Selon lui, l’impact économique de LeBron sur la NBA est tel qu’il mérite un traitement à part, déclarant « j’ai l’impression que la NBA doit énormément à LeBron, financièrement ». Il insiste sur le fait que la superstar a généré des milliards pour la ligue au fil des années.
Dans cette logique, Beverley estime que LeBron pourrait légitimement exiger un salaire de 50 millions de dollars par an jusqu’à la fin de sa carrière. « C’est l’un des rares joueurs qui peut dire : je veux encore 50 millions par an jusqu’à mes 46 ans », explique-t-il, convaincu que ce serait une forme de reconnaissance pour tout ce qu’il a apporté.
Reste que cette idée soulève forcément des questions. À l’approche d’une 24e saison, investir autant sur un joueur de cet âge paraît risqué pour n’importe quelle organisation. Même avec un talent générationnel comme LeBron, la logique sportive et financière ne suit pas toujours ce type de raisonnement, aussi symbolique soit-il.
