Pourtant réputé simple, la demande dingue de Dany Boon sur un tournage : « 45.000 euros pour chaque…

Dany Boon
Konbini (DR)

Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web

À l’écran, Dany Boon a souvent incarné des personnages obsédés par l’argent, à l’image de son rôle dans « Radin ! ». Dans la réalité, pourtant, le comédien a toujours tenu un discours plutôt détaché vis-à-vis de la richesse. Mais entre les déclarations publiques et les coulisses des tournages, l’écart peut parfois surprendre. Et pour ce film en particulier, une clause bien spécifique de son contrat a largement fait parler.

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Figure incontournable du cinéma populaire français, Dany Boon enchaîne les succès au box-office depuis Bienvenue chez les Ch’tis. En 2016, lors de la sortie de Radin !, il incarnait justement un personnage obsédé par l’économie et les dépenses, un rôle en totale opposition avec certaines réalités contractuelles révélées par la suite.

À cette époque, l’acteur insistait pourtant sur le fait que l’argent n’était pas ce qui le motivait en priorité. En pleine promotion, il affirmait sans détour privilégier l’amour du public aux considérations financières :

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« L’argent, ce n’est pas ça qui m’intéresse, et j’ai d’ailleurs mis du temps à accepter de gagner de l’argent. La vraie richesse, c’est d’avoir fait rire 20 millions de personnes. Après l’argent, ça va, ça vient… »

Un discours sincère en apparence, mais qui a été nuancé par des révélations du magazine Capital. En effet, le contrat signé pour Radin ! comportait une clause particulièrement dissuasive pour la production en cas de dépassement du planning de tournage :

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« Attention aux heures sup ! Pour sa comédie “Radin !”, un seul jour de tournage en rab allonge le cachet de Dany Boon de 45.000 euros brut. »

Un montant impressionnant, qui donne une idée très concrète des enjeux financiers liés à ce type de production. En pratique, pour une journée de tournage classique estimée à une dizaine d’heures, cela revient à environ 4.500 euros bruts de l’heure supplémentaire pour la star. Une manière efficace de rappeler l’importance de respecter à la lettre le calendrier prévu.

Mais Dany Boon n’est pas un cas isolé dans le paysage du cinéma français. D’autres acteurs de premier plan imposent également des conditions très précises, parfois accompagnées d’avantages logistiques conséquents. C’est notamment le cas de Daniel Auteuil, lui aussi réputé pour être particulièrement vigilant sur les termes de ses contrats.

Ainsi, lors du tournage du film Les Naufragés, Daniel Auteuil bénéficiait d’une prime de 15.000 euros en cas de dépassement, mais aussi de conditions de transport et d’accompagnement très spécifiques : voyage en première classe, présence de proches, ainsi que l’embauche de son maquilleur et de son coiffeur attitrés directement par la production.

Si les montants évoqués pour Daniel Auteuil restent inférieurs à ceux de Dany Boon, ces exemples illustrent une réalité bien connue dans le milieu : à un certain niveau de notoriété, chaque détail se négocie. Derrière les comédies populaires et les succès en salles, les contrats sont souvent millimétrés, et le moindre imprévu peut rapidement faire grimper la facture.

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