Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
LeBron James continue d’imposer son empreinte sur cette série, mais cette fois, ce n’est pas seulement par ses performances. Son analyse du Game 2 révèle surtout une stratégie défensive précise mise en place pour freiner Kevin Durant.
Sur le terrain, LeBron James et les Lakers ont parfaitement réagi après le retour de Kevin Durant. Très en vue en première mi-temps, l’ailier des Rockets a ensuite été complètement neutralisé. Ce renversement illustre l’ajustement défensif de Los Angeles, capable de modifier son approche en cours de match pour casser le rythme adverse.
Cette capacité d’adaptation a été déterminante. Face à un scoreur aussi complet que Durant, une défense classique ne suffit pas pour le stopper, ou au moins le freiner. Les Angelinos ont donc choisi de varier constamment leurs schémas pour éviter toute forme de confort, rendant chaque possession plus complexe à lire et à exploiter.
Une stratégie basée sur l’imprévisibilité
Pour LeBron, la clé était justement de ne jamais offrir la même lecture à Durant, en mélangeant les approches défensives du début à la fin, comme il l’explique lui-même : « On doit espérer qu’il rate, lui montrer différentes couvertures, varier les approches… on doit être comme un lanceur qui envoie des fastballs, des curveballs, des knuckleballs, tout. » Une image en référence au baseball, histoire de déstabiliser l’adversaire.
Dans les faits, cette stratégie a porté ses fruits. Les Lakers ont multiplié les prises à deux, parfois même à trois joueurs, souvent au moment où Durant entamait son mouvement. Résultat : des pertes de balle inhabituelles et une seconde mi-temps beaucoup plus compliquée pour la star des Rockets.
Cette lecture est partagée par Carmelo Anthony, qui souligne l’intelligence collective derrière ce plan : « On ne va pas te laisser jouer. Peu importe ce que tu fais. Si les autres nous battent, tant pis, mais pas toi. » Une approche claire, centrée sur la neutralisation de la principale menace.
Même constat pour Vince Carter, qui insiste sur la confusion provoquée par ces ajustements constants : « Ils ne lui ont jamais donné le même plan. Parfois une prise à deux dès la réception, parfois en plein dribble… ça l’a frustré. » Une exécution maîtrisée qui explique en grande partie l’avantage actuel des Lakers dans la série.
