Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Anthony Edwards a gagné… mais n’était pas satisfait. Malgré la victoire arrachée face à San Antonio, le leader de Minnesota a retenu ses erreurs en fin de match, avec un discours lucide après la rencontre.
Opposé à San Antonio, Minnesota s’est imposé 104-102 au terme d’un match très disputé, marqué par de nombreux retournements de situation. De retour après une blessure au genou contractée au tour précédent, Anthony Edwards a apporté 18 points en sortie de banc, avec une activité précieuse dans les moments clés, malgré un rythme encore irrégulier.
La rencontre s’est jouée sur des détails. Minnesota avait pris un léger avantage en fin de match, mais San Antonio est revenu dans les dernières secondes. Une mauvaise remise en jeu d’Edwards a relancé le suspense, offrant une opportunité à ses adversaires de revenir à deux points avant un tir manqué au buzzer.
Edwards assume ses erreurs
Malgré le succès, Edwards n’a pas cherché à masquer ses responsabilités. « J’ai fait beaucoup trop d’erreurs à la fin du match. Je suis déçu de moi-même. Pour moi, 75 % du jeu, c’est mental… et dans les deux dernières minutes, je n’y étais pas. J’ai laissé des rebonds offensifs, j’ai perdu le ballon… je serai meilleur ». Une autocritique directe après un retour déjà remarqué.
Il a également insisté sur l’état d’esprit collectif nécessaire pour la suite. « La résilience, c’est ce qui nous définit. On doit rester concentrés sur le plan de jeu… surtout moi. Même si je ne suis pas à 100 %, je dois faire les petites actions comme le rebond pour gagner ce genre de match ». Un message clair, tourné vers l’exigence et la progression.
Ce retour rapide impressionne d’autant plus que sa blessure récente aurait pu l’éloigner des terrains plus longtemps. Moins explosif, parfois en difficulté, Edwards a pourtant tenu son rôle dans un match très disputé, montrant une volonté forte de rester au cœur de la série malgré les risques physiques.
Cette mentalité reflète celle de Minnesota, une équipe capable de résister dans les moments clés. Mais pour la suite, Edwards le sait, il faudra limiter ces erreurs pour éviter de laisser des opportunités à un adversaire capable de punir la moindre approximation.
