Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
La non-suspension de Victor Wembanyama continue de faire énormément parler aux États-Unis après le Game 4 entre les Spurs et Minnesota. Cette fois, Kendrick Perkins estime clairement que la NBA a privilégié le spectacle plutôt que la sécurité des joueurs.
L’intérieur français avait été expulsé après son coup de coude sur Naz Reid pendant une bataille au rebond. Même si les arbitres avaient immédiatement transformé l’action en flagrant 2, la ligue a finalement décidé de ne prononcer aucune suspension supplémentaire avant le Game 5, permettant à Wembanyama de rester disponible pour San Antonio ce mardi soir.
Cette décision a immédiatement relancé les débats autour des différences de traitement entre certaines stars NBA et le reste de la ligue. Plusieurs anciens joueurs et consultants américains rappellent notamment que d’autres joueurs avaient déjà été suspendus dans le passé pour des gestes jugés parfois moins dangereux que celui du Français contre Minnesota.
Kendrick Perkins accuse la NBA de protéger Victor Wembanyama
Sur ESPN, Kendrick Perkins a directement critiqué la décision prise par la ligue concernant la superstar des Spurs. Est-ce que Adam Silver et ses compères ont été trop gentils ? « Est-ce que la NBA a pris la bonne décision selon moi ? Non », a expliqué l’ancien intérieur avant d’attaquer frontalement les motivations de la ligue.
« Vous avez privilégié la superstar et les audiences avant la santé d’un joueur », a ensuite lâché Perkins en évoquant le coup reçu par Naz Reid pendant le Game 4. Le consultant estime notamment que la NBA aurait probablement réagi différemment si un autre joueur moins important médiatiquement avait été impliqué dans une action similaire.
Perkins reconnaît malgré tout qu’un flagrant 2 n’entraîne pas automatiquement une suspension selon le règlement NBA. Wembanyama avait déjà été expulsé immédiatement après son geste et Naz Reid avait finalement pu terminer la rencontre malgré le contact reçu au niveau du cou et de la mâchoire.
L’ancien champion NBA rappelle cependant qu’il existe plusieurs précédents beaucoup plus sévères dans l’histoire récente des playoffs. Il cite notamment la suspension infligée à J.R. Smith en 2013 après un coup de coude sur Jason Terry. Depuis cette décision concernant Wembanyama, les accusations de traitement préférentiel autour des superstars NBA continuent donc de prendre de l’ampleur aux États-Unis.
