Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Victor Wembanyama continue d’attirer une énorme attention dans cette finale de conférence Ouest. Au-delà du duel entre les Spurs et le Thunder, la manière dont Oklahoma City défend sur le Français commence aussi à faire parler dans le vestiaire texan.
La série a rapidement pris une tournure très physique autour de Wembanyama. Oklahoma City multiplie les contacts, les prises à deux et les séquences rugueuses pour essayer de ralentir l’intérieur français, quitte à pousser certains joueurs des Spurs à exprimer publiquement leur frustration. Julian Champagnie a notamment pris la parole pour défendre son coéquipier avant le troisième match de la série.
Selon l’ailier des Spurs, Victor Wembanyama subit bien plus qu’une défense agressive classique depuis le début de cette confrontation. Champagnie estime surtout que San Antonio doit répondre avec la même intensité physique pour éviter de laisser Oklahoma City dicter totalement le rythme de la série.
Julian Champagnie réclame une réponse physique des Spurs face au Thunder
Julian Champagnie n’a pas vraiment cherché à masquer son agacement au moment d’évoquer le traitement réservé à Wembanyama. « Riposter. Honnêtement, riposter. Les gars le frappent, le tirent, attrapent son maillot, lui tiennent le bras quand il saute. Ce n’est même plus du basket. C’est juste de la brutalité physique », a expliqué le joueur texan, avant d’ajouter que les Spurs devaient eux aussi « faire exactement la même chose » pour répondre au Thunder.
Depuis plusieurs mois, Oklahoma City traîne déjà cette réputation d’équipe extrêmement agressive défensivement. Avec Shai Gilgeous-Alexander, Chet Holmgren, Lu Dort ou encore Alex Caruso, le Thunder impose énormément de pression sur les porteurs de balle et cherche constamment le contact pour perturber ses adversaires.
Cette approche ne plaît pas toujours aux équipes opposées. Durant les précédents tours des playoffs, plusieurs adversaires s’étaient déjà plaints du niveau de physicalité proposé par Oklahoma City. Face aux Spurs, Wembanyama s’est retrouvé au centre de cette bataille permanente, notamment après avoir énormément provoqué de fautes lors du premier match de la série.
Champagnie, lui, considère surtout que San Antonio ne peut pas se permettre de subir sans répondre. « La manière dont on peut l’aider, c’est de leur rendre les coups. Vraiment. Faire la même chose qu’eux, égaler leur niveau de physicalité et voir ce qu’il se passe ensuite », a-t-il résumé, convaincu que les Spurs doivent désormais accepter ce combat physique pour rivaliser avec le Thunder.
