NBA – « Victor Wembanyama se fait littéralement massacrer physiquement. Mais c’est ce qu’il faut faire »

Victor Wembanyama en conférence de presse pour les Spurs
San Antonio Spurs (DR)

Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport

Victor Wembanyama continue de subir une énorme pression physique pendant cette finale de conférence Ouest face au Thunder. Une situation qui provoque beaucoup de débats autour de l’arbitrage et de la manière dont Oklahoma City défend actuellement sur la star française.

Publicité

Avec sa taille et son profil unique, Wembanyama représente déjà un casse-tête immense pour les défenses NBA. Le pivot des Spurs peut dominer près du cercle, tirer de loin et créer balle en main comme un extérieur. Face à un joueur aussi difficile à contrôler, plusieurs équipes choisissent donc une approche beaucoup plus agressive physiquement.

Oklahoma City applique justement cette stratégie depuis le début de cette série, notamment avec Isaiah Hartenstein très actif dans le duel face au Français. Pour Richard Jefferson, cette manière de défendre n’a pourtant rien d’anormal lorsqu’il s’agit de contenir les plus grandes stars de la ligue pendant les playoffs.

Publicité

Richard Jefferson défend la stratégie physique utilisée contre Victor Wembanyama

L’ancien joueur NBA estime que ce traitement existe depuis toujours pour les meilleurs joueurs. « Victor Wembanyama se fait littéralement massacrer physiquement. Mais c’est ce qu’il faut faire. Kobe Bryant se faisait massacrer, Shaquille O’Neal aussi », a expliqué Jefferson dans le podcast The Road Trippin’ Show.



Jefferson considère même que cette agressivité fait totalement partie des recettes classiques utilisées en playoffs. « Une partie de la formule en postseason, c’est d’être ultra physique avec les meilleurs joueurs de l’équipe adverse », a poursuivi l’ancien ailier NBA en évoquant directement le cas de Wembanyama face au Thunder.

Publicité

Selon lui, l’objectif principal reste surtout d’user physiquement les superstars pour perturber leur efficacité offensive au fil des matchs. Avec sa taille et l’attention défensive constante qu’il provoque, Wembanyama doit déjà gérer énormément de contacts sur chaque possession depuis le début de cette finale de conférence Ouest.

Jefferson rappelle également que le Français n’est pas le seul concerné dans cette série. Shai Gilgeous-Alexander subit lui aussi beaucoup de contacts de l’autre côté du terrain. L’ancien joueur estime donc que cette intensité physique reste simplement une réalité habituelle des playoffs NBA lorsqu’il s’agit de ralentir les meilleurs talents de la ligue.

Conférence Ouest Les Français (NBA) NBA 24/24 San Antonio Spurs Victor Wembanyama