Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Victor Wembanyama n’a pas oublié le premier match de la finale NBA. Malgré une ligne statistique solide, le Français a rapidement reçu un message qui résume parfaitement les exigences qui l’entourent à San Antonio.
La défaite concédée à domicile face à New York a laissé des traces chez les Spurs. Longtemps devant au score, l’équipe texane a finalement craqué dans le dernier quart-temps pour laisser filer le premier match de la série. Comme souvent lorsqu’il est question des grandes affiches, une grande partie de l’attention s’est alors tournée vers Victor Wembanyama et sa prestation.
Sur le papier, le pivot français n’a pourtant pas connu une soirée catastrophique. Avec 26 points et 12 rebonds, il a encore rempli plusieurs colonnes de la feuille de statistiques. Le contexte raconte toutefois une autre histoire. Face à une défense très agressive de New York, Wembanyama a dû forcer de nombreux tirs et n’a jamais vraiment trouvé son rythme habituel.
Gregg Popovich n’a pas mâché ses mots avec Victor Wembanyama
Avant le deuxième match de la finale, Wembanyama a révélé avoir reçu un message de Gregg Popovich. L’ancien entraîneur emblématique des Spurs n’a pas cherché à adoucir son analyse après cette première rencontre perdue. « Je ne lui ai pas encore parlé directement, mais oui, il m’a envoyé un message. En gros, il m’a dit que j’avais été mauvais et que je valais mieux que ça. » Une remarque brutale en apparence, mais qui traduit surtout le niveau d’exigence que Popovich a toujours imposé à ses joueurs les plus talentueux.
Les statistiques avancées du match expliquent également cette réaction. Wembanyama a terminé la rencontre avec seulement six tirs réussis sur vingt-et-une tentatives. Derrière l’arc, il n’a converti que deux de ses neuf essais, tandis que la défense new-yorkaise l’a constamment poussé vers des positions inconfortables.
Le Français a aussi perdu six ballons, un chiffre inhabituellement élevé pour un joueur de son calibre. Chaque possession ratée a contribué à permettre aux Knicks de revenir progressivement dans la rencontre avant de prendre définitivement le contrôle dans les dernières minutes du quatrième quart-temps.
Cette sortie médiatique montre néanmoins que ni Popovich ni Wembanyama ne semblent inquiets pour la suite de la série. Le message n’était pas celui d’un entraîneur déçu par le talent de son joueur, mais plutôt celui de quelqu’un convaincu qu’il peut offrir beaucoup plus. La réponse du Français lors du Game 2 sera désormais particulièrement observée.
