Philippe Candeloro en roue libre sur la France : « Est-ce que c’est une maladie aujourd’hui d’être…

Philippe Candeloro évoque la France
KTO (DR)

Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web

Depuis toujours, Philippe Candeloro cultive une parole libre qui ne laisse personne indifférent. Que ce soit sur la glace ou derrière un micro, l’ancien champion olympique n’a jamais eu l’habitude de lisser ses opinions pour éviter les polémiques. À 53 ans, il continue d’assumer ce franc-parler, notamment lorsqu’il évoque l’évolution de la société française et la place de la liberté d’expression.

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Médaillé olympique et figure incontournable du patinage artistique français, Philippe Candeloro a largement dépassé le cadre du sport au fil de sa carrière. Grâce à ses commentaires décalés et à son humour parfois provocateur, l’ancien patineur est devenu l’un des visages les plus populaires des retransmissions de France Télévisions. Mais cette personnalité atypique lui a aussi valu de nombreuses critiques. Aujourd’hui, il estime que le climat actuel pousse de plus en plus de personnes à surveiller chacun de leurs mots.

Invité de l’émission Figaro La Nuit, le natif de Courbevoie a livré une analyse particulièrement sévère de l’époque actuelle. Selon lui, la peur de la polémique et des réactions sur les réseaux sociaux aurait profondément modifié les comportements :

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« Aujourd’hui avec le #MeToo, avec le wokisme, on n’est plus aussi naturels qu’au départ. On ne nous dit pas “tu ne peux pas dire ça, tu ne peux pas faire ci”… On s’autocensure par peur (…) que chaque mot qu’on va prononcer va être presque une insulte. On essaie de m’enlever mon ADN, la façon dont j’ai vécu toute ma vie, c’est-à-dire avec mes blagues potaches à la con ! »

Pour l’ancien sportif, cette évolution ne concerne pas uniquement les personnalités publiques. Il considère que l’ensemble de la société française est touché par cette forme d’autocensure qu’il juge de plus en plus présente.

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Dans la suite de son intervention, Philippe Candeloro est allé encore plus loin en évoquant son propre vécu et son ressenti face à certains débats de société.

« Moi je suis hétéro, oui. Est-ce que c’est une maladie aujourd’hui ? J’ai l’impression que oui. La liberté d’expression ? Ça me frustre de voir qu’on est soi-disant un pays de libertés et que finalement, on n’est plus aussi libres que ça. »

Des propos qui reflètent le regard critique qu’il porte sur la société actuelle. L’ancien patineur estime notamment que certaines opinions ou certains comportements autrefois banals sont désormais perçus de manière beaucoup plus négative.

Conscient que son style a parfois suscité des controverses, Philippe Candeloro revendique néanmoins l’impact qu’il a eu sur la popularisation du patinage artistique auprès du grand public. Selon lui, son approche plus légère et accessible a permis à sa discipline de toucher une audience bien plus large. À ce sujet, il expliquait :

« Sauf que grâce aux propos que j’ai pu tenir, on a amené 3 millions de téléspectateurs supplémentaires à un moment donné. Avant que j’arrive, on s’ennuyait. On a apporté un peu d’humour (…), ce qui faisait que des mecs qui ne regardaient jamais le patinage se sont mis à nous écouter. Mec ou dame ! »

Cette liberté de ton, qu’il considère comme une partie intégrante de sa personnalité, pourrait toutefois devenir plus difficile à conserver dans le paysage audiovisuel actuel. Philippe Candeloro reconnaît lui-même que son profil ne correspond plus forcément aux attentes de certains diffuseurs :

« Aujourd’hui, France Télévisions risque de me virer, parce que je ne suis plus celui qu’ils sont venus chercher il y a seize ans… »

À travers ces déclarations, Philippe Candeloro confirme qu’il reste fidèle à lui-même, quitte à susciter le débat. Entre critiques de l’autocensure, défense de la liberté d’expression et refus de modifier sa personnalité, l’ancien champion continue d’assumer une parole qui tranche avec les discours plus consensuels. Une position qui lui attire autant de soutiens que de détracteurs, mais qu’il ne semble pas prêt à abandonner.

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