Par Rédaction | Sport
Les rumeurs autour de Giannis Antetokounmpo continuent d’agiter la NBA, avec Miami régulièrement cité parmi les destinations les plus crédibles. Pourtant, certains observateurs commencent à s’interroger sur le prix à payer pour tenter un tel pari.
Miami fait partie des équipes les plus souvent associées à Giannis Antetokounmpo depuis plusieurs semaines. La franchise floridienne semble prête à se montrer agressive pour récupérer le double MVP, mais les discussions autour d’un éventuel échange soulèvent aussi des interrogations sur l’avenir de l’effectif et sur les ressources que l’organisation serait prête à sacrifier.
Les Bucks chercheraient à obtenir un maximum de contreparties pour leur superstar. Tyler Herro, Kel’el Ware, Jaime Jaquez Jr. ou encore le 13e choix de la Draft ont été évoqués dans différents scénarios, tandis que d’autres jeunes éléments pourraient également entrer dans les négociations si Milwaukee décide d’aller jusqu’au bout.
Des doutes grandissants autour du coût réel de l’opération
C’est justement ce qui inquiète plusieurs analystes américains. Avant même d’évoquer le niveau de Giannis, Zach Lowe estime que Miami doit mesurer les conséquences d’un échange aussi massif. À ses yeux, la franchise risque de se retrouver sans marge de manœuvre pour l’avenir. « On entre dans des inquiétudes qui sont très réelles pour Miami. Si tous les choix du premier tour partent, si Kasparas Jakucionis part, si tous les jeunes joueurs partent, qu’est-ce que cela va vraiment apporter ? » s’interroge-t-il.
L’insider poursuit en rappelant que conserver une partie de ces atouts permettrait aussi de rester en position pour saisir une autre opportunité plus tard. « Au moins, vous gardez une certaine flexibilité pour la prochaine star qui deviendra disponible », explique-t-il, soulignant qu’un pari total sur un seul joueur comporte toujours des risques.
Bill Simmons partage lui aussi ces réserves, mais pour des raisons différentes. Il rappelle que Giannis a connu plusieurs pépins physiques ces dernières saisons et que les résultats collectifs n’ont plus été les mêmes depuis plusieurs années. Pour lui, l’âge du Grec rend également ce type d’investissement plus délicat.
« Vous récupérez un joueur qui n’a plus atteint les finales de conférence depuis cinq ans, qui a eu du mal à rester en bonne santé. Il a 31 ou 32 ans et vous pariez qu’il va complètement changer votre destin en playoffs », résume Simmons. Selon lui, plus Miami devra envoyer d’éléments dans l’échange, plus il sera difficile pour l’équipe de réellement franchir un cap ensuite.
