Par Rédaction | Sport
Le passage de Russell Westbrook aux Lakers continue de faire débat. Patrick Beverley estime que l’ancien MVP a servi de bouc émissaire durant cette période compliquée.
Le duo formé par LeBron James, Anthony Davis et Russell Westbrook devait ramener les Lakers au sommet. Au lieu de cela, l’expérience s’est rapidement transformée en immense déception, laissant une image contrastée de l’ancien meneur du Thunder. Plusieurs années plus tard, Patrick Beverley estime que le récit autour de cette aventure est largement injuste.
Présent dans le vestiaire lors de la dernière saison de Westbrook à Los Angeles, Beverley assure avoir vécu la situation de l’intérieur. Selon lui, les difficultés sportives de l’équipe dépassaient largement le cas de son coéquipier, qui aurait pourtant concentré l’essentiel des critiques tout au long de cette période. Invité à revenir sur cette saison mouvementée, Patrick Beverley n’a pas mâché ses mots.
Patrick Beverley prend la défense de Russell Westbrook
« C’était difficile. On avait un coach qui arrivait pour sa première saison avec Darvin Ham. Moi je débutais les matches, Russ sortait du banc, Austin Reaves était titulaire, LeBron aussi, Anthony Davis aussi. Puis d’un coup, Lonnie Walker se retrouvait titulaire ? Ça ne fonctionnait pas. Ça ne semblait même pas logique sur le terrain. Ensuite Dennis Schröder est arrivé et il est devenu titulaire parce que c’était le gars de Darvin Ham. Le seul qui encaissait tous les coups, quoi qu’il arrive, c’était Russ. »
Pour Beverley, Westbrook a donc payé pour les nombreux dysfonctionnements de l’effectif. Changements constants dans le cinq majeur, rotations discutables et blessures avaient profondément perturbé la saison des Lakers, mais « le seul qui encaissait tous les coups, quoi qu’il arrive, c’était Russ », a insisté l’ancien arrière, convaincu que son coéquipier avait été désigné comme responsable idéal.
Pourtant, lors de la saison 2021-2022, Westbrook avait été l’un des rares joueurs majeurs à rester disponible. Alors que LeBron James et Anthony Davis avaient multiplié les absences, le meneur avait disputé 78 rencontres en compilant 18,5 points, 7,4 rebonds et 7,1 passes décisives de moyenne. Malgré cela, son important salaire et les mauvais résultats collectifs avaient fait de lui la principale cible des critiques.
La saison suivante, Westbrook avait accepté sans protester un rôle de sixième homme avant d’être finalement transféré en cours d’exercice. Pour Beverley, cette période illustre surtout la dure réalité de la NBA : même les joueurs les plus investis peuvent voir leur réputation se dégrader lorsque les résultats ne suivent pas. Son témoignage cherche aujourd’hui à réhabiliter l’image d’un futur Hall of Famer qu’il estime avoir été jugé bien trop sévèrement.
