Par Rédaction | Sport
L’arrivée de Kevin Durant à Houston n’a pas produit les résultats espérés dès la première saison. Pour Fred VanVleet, cette adaptation compliquée était pourtant loin d’être une surprise.
Après avoir terminé parmi les meilleures équipes de l’Ouest, les Rockets pensaient franchir un nouveau cap en recrutant Kevin Durant. Le vétéran devait apporter son expérience à un groupe jeune et talentueux, mais la saison s’est révélée plus compliquée qu’espéré, conclue par une élimination dès le premier tour des playoffs.
Entre les blessures de Durant et un collectif qui a parfois semblé manquer de repères, plusieurs interrogations sont apparues autour de la cohabitation avec les jeunes cadres de Houston. Absent toute la saison en raison d’une rupture des ligaments croisés, Fred VanVleet estime toutefois que le véritable problème venait surtout d’une période d’adaptation inévitable.
Fred VanVleet explique les difficultés de Kevin Durant
Invité du podcast All The Smoke, le meneur a expliqué que ses jeunes coéquipiers découvraient une situation totalement nouvelle. « Je pense que les jeunes ont tous été très réceptifs. Mais c’était la première fois qu’ils jouaient avec une véritable superstar. C’est donc un ajustement. »
VanVleet estime également que son absence, tout comme celle de Steven Adams, a privé le groupe de deux relais importants dans le vestiaire. « En voyant comment KD fonctionnait, je pense surtout qu’il nous manquait Steve et moi pour équilibrer les choses. Tout reposait sur KD. Non, on n’a pas besoin que Kevin Durant parle tout le temps, qu’il soit un leader vocal et qu’il enseigne tout aux jeunes. Il en fait déjà suffisamment pour nous. »
Selon le champion NBA 2019, les joueurs les plus expérimentés ont justement pour mission de faciliter ce type d’intégration. Chaque superstar possède sa propre personnalité et ses propres habitudes, ce qui demande du temps pour trouver les bons repères, notamment pour les meneurs chargés de faire vivre l’équipe au quotidien.
VanVleet reste d’ailleurs persuadé que cette première saison servira de base pour la suite. « Je pense que lui aussi a appris qu’il faut du temps pour qu’une équipe crée une vraie alchimie. Il faut apprendre à se connaître, savoir comment chacun communique, ce que les joueurs aiment ou non, et comment se compléter sur le terrain. C’était une période d’apprentissage qui n’a pas toujours été belle à voir, mais je pense qu’à long terme, tout le monde en tirera des bénéfices. »
