Par Rédaction | Sport
Victor Wembanyama vient de signer le plus gros contrat de l’histoire des Spurs. Pourtant, le Français aurait pu toucher bien davantage… et il a volontairement refusé cette possibilité.
La prolongation de Victor Wembanyama constitue l’un des événements majeurs de cette intersaison. Comme annoncé par Shams Charania, le Français s’est engagé pour cinq années supplémentaires avec San Antonio dans le cadre d’un contrat estimé à 252 millions de dollars, qui débutera à partir de la saison 2027-2028. De quoi faire de lui le joueur le mieux rémunéré de l’histoire de la franchise texane.
Mais derrière ce montant colossal se cache un choix particulièrement révélateur de ses priorités. En concertation avec les Spurs, Wembanyama a préféré conserver un salaire correspondant à 25 % du plafond salarial, renonçant ainsi à la possibilité d’atteindre 30 % du cap si certains critères individuels étaient remplis. Une décision qui pourrait lui coûter près de 50 millions de dollars sur la durée de son contrat (plus de 300 millions au total sur son contrat).
Le choix fort de Victor Wembanyama pour aider les Spurs
En refusant ce mécanisme d’augmentation, le Français permet à San Antonio de conserver une marge de manœuvre financière bien plus importante. Selon les projections, son contrat restera fixé autour de 252 millions de dollars, alors qu’il aurait pu atteindre environ 303 millions s’il avait activé les bonus liés à une sélection en All-NBA, un titre de MVP ou un nouveau trophée de Défenseur de l’année. Il renonce ainsi à près de 10 millions de dollars de flexibilité salariale par saison pour aider sa franchise à construire un effectif compétitif.
Cette décision rappelle immédiatement celle prise par Jalen Brunson avec les Knicks en 2024. Le meneur new-yorkais avait lui aussi accepté de laisser une somme considérable sur la table afin de permettre à sa franchise de conserver davantage de flexibilité pour bâtir une équipe capable de jouer le titre. Si les situations contractuelles diffèrent, la logique est exactement la même : privilégier les ambitions collectives plutôt qu’un gain financier maximal.
Les conséquences pourraient rapidement se faire sentir du côté des Spurs. Grâce à cette économie, les dirigeants disposeront de davantage d’options pour conserver leur jeune noyau et attirer de nouveaux renforts sans se heurter aussi rapidement aux contraintes imposées par les différents aprons du salary cap. À moyen terme, cette marge supplémentaire pourrait notamment faciliter les futures prolongations de joueurs comme Stephon Castle ou Dylan Harper.
Ce nouveau contrat vient couronner une troisième saison exceptionnelle de Victor Wembanyama. Avec 25 points, 11,5 rebonds et 3,1 contres de moyenne, un titre de Défenseur de l’année, une place dans la First Team All-NBA et une apparition en Finales NBA, le Français avait déjà confirmé son statut de futur visage de la ligue. En faisant passer les intérêts des Spurs avant les siens, il envoie également un message fort : son objectif principal est désormais de ramener un titre à San Antonio.
