Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
La prolongation record de Donovan Mitchell ne fait pas l’unanimité auprès des fans. Pour Draymond Green, pourtant, les critiques passent complètement à côté du véritable problème.
En s’engageant pour quatre années supplémentaires et 273 millions de dollars avec les Cavaliers, Donovan Mitchell a signé l’un des plus gros contrats de l’histoire de la NBA. Un montant qui a suscité de nombreuses réactions, certains estimant que le meneur n’avait pas encore suffisamment prouvé sa valeur en playoffs pour justifier un tel salaire.
Pour Draymond Green, ce débat est pourtant mal posé. L’intérieur des Warriors considère que ce n’est pas Mitchell qui doit être pointé du doigt, mais les règles de la convention collective qui encadrent les salaires des joueurs NBA. Sur son podcast, Draymond Green a rappelé que les montants des contrats ne sont pas décidés au hasard.
Draymond Green défend Donovan Mitchell
Selon lui, Donovan Mitchell ne fait que bénéficier des critères prévus par la convention collective, au même titre que d’autres joueurs ayant récemment signé de très gros contrats. « La même raison qui permet à Donovan Mitchell d’obtenir 273 millions de dollars est aussi celle qui permet à Austin Reaves d’obtenir ses 230 millions, ou peu importe le montant. C’est à cause du système de convention collective. »
Green estime ainsi que les critiques visant directement Mitchell sont injustifiées. Depuis son arrivée à Cleveland en 2022, le septuple All-Star tourne à 26,7 points de moyenne, a été sélectionné au All-Star Game chaque saison et a décroché trois sélections dans une All-NBA Team. Surtout, il rappelle que les contrats maximum répondent à des critères précis, comme l’ancienneté ou les distinctions individuelles, et non à une simple appréciation du niveau d’un joueur.
L’intérieur des Warriors souligne d’ailleurs que ce système ne profite pas seulement à certains joueurs, mais pénalise aussi d’autres stars. « Pour beaucoup de joueurs, les gens disent : « Pourquoi lui ne peut-il pas être payé davantage ? » Parce qu’il ne rentre pas dans cette catégorie et qu’aucune équipe ne peut lui offrir plus. Austin Reaves profite lui aussi de la convention collective. »
Draymond Green a enfin conclu en invitant les observateurs à s’attaquer au véritable sujet plutôt qu’aux joueurs eux-mêmes. « Si nous allons nous plaindre du contrat de Donovan Mitchell, alors parlons de la convention collective. Le système est peut-être cassé. C’est un vieux système. »
