Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Seattle attend toujours le retour de la NBA, et Charles Barkley ne comprend pas que la ville soit encore absente de la ligue. Pour lui, son public en fait même l’une des meilleures villes sportives des États-Unis.
Pendant plus de quatre décennies, Seattle a occupé une vraie place dans l’histoire de la NBA avec les SuperSonics. La franchise a notamment remporté le titre en 1979 avant de connaître plusieurs grandes périodes, jusqu’à son déménagement à Oklahoma City en 2008 après des années de tensions autour de la salle et de son financement.
Depuis, l’absence des Sonics reste particulièrement difficile à accepter pour une partie du monde NBA. Charles Barkley, qui a souvent joué à Seattle durant sa carrière, estime que la passion locale n’a jamais disparu et que la ville possède toujours tout ce qu’il faut pour accueillir de nouveau une équipe.
Charles Barkley réclame le retour de la NBA à Seattle
L’ancien MVP s’est montré particulièrement catégorique. « La meilleure ville sportive dont personne ne parle, c’est Seattle. C’est une honte. C’est une honte et un scandale qu’il n’y ait pas d’équipe NBA là-bas. J’adore Philadelphie, New York et Boston, mais il n’y a rien de comparable aux fans de Seattle. Ils sont formidables. »
Barkley connaît d’ailleurs très bien cette atmosphère. Lorsqu’il évoluait à Phoenix puis Houston, il a régulièrement affronté les Sonics, notamment lors de la finale de conférence Ouest 1993 remportée par les Suns en sept matchs. Seattle possédait alors l’une des équipes les plus marquantes de la conférence autour de Gary Payton et Shawn Kemp.
Le contexte actuel nourrit forcément ses espoirs. La NBA a officiellement commencé à étudier une possible expansion vers Seattle et Las Vegas, avec plusieurs groupes déjà intéressés par un projet dans l’État de Washington. Une décision pourrait intervenir avant la fin de l’année 2026, même si aucune nouvelle franchise n’a encore été validée.
Presque vingt ans après le départ des Sonics, Seattle n’a donc jamais semblé aussi proche d’un retour sans qu’il soit encore garanti. Pour Barkley, la question ne porte toutefois pas sur la légitimité du marché : elle est déjà acquise. Reste désormais à savoir si la NBA transformera enfin cette évidence sportive en véritable expansion.
