Par Rédaction | Sport
Patrick Beverley estime que certaines stars NBA actuelles auraient beaucoup plus de mal qu’on ne l’imagine en Europe. Pour lui, la différence ne se situe pas au niveau du talent, mais surtout dans la mentalité et l’adaptation au collectif.
Souvent en mouvement depuis le début de sa carrière, Patrick Beverley connaît suffisamment bien les deux mondes pour nourrir ce genre de comparaison. Passé par l’Europe avant de construire une longue carrière NBA, le vétéran de 38 ans va d’ailleurs poursuivre son parcours à Boulazac, en France, la saison prochaine.
Selon lui, le basket européen impose un cadre beaucoup plus strict à certains égards. Le rôle du coach y est plus important, les systèmes sont davantage contrôlés et l’équipe passe systématiquement avant l’individu, ce qui pourrait déstabiliser certaines superstars habituées à beaucoup plus de liberté.
Patrick Beverley doute de certaines stars NBA en Europe
Beverley l’affirme sans détour. « Il y a actuellement des superstars NBA qui ne pourraient pas jouer en Europe. Je le pense vraiment. Elles ne pourraient tout simplement pas. L’adaptation est complètement différente. Tout passe par l’équipe. Le coach contrôle tout. C’est presque comme une équipe universitaire composée d’adultes. L’équipe passe avant chaque individu. »
Le meneur précise qu’il ne remet pas en cause les qualités physiques ou techniques de ces joueurs. « Ils n’ont aucune idée, et je ne dis pas ça pour manquer de respect à leurs capacités physiques ou à ce qu’ils peuvent faire sur le terrain. Je parle de mentalité. » C’est donc leur façon d’aborder le jeu qu’il pointe directement.
Beverley cite aussi des différences très concrètes dans le quotidien. « Parfois, tu partages même ta chambre d’hôtel avec un coéquipier. Les déplacements ne sont pas organisés avec le même confort qu’en NBA, même si ça s’est beaucoup amélioré. » Autant de détails qui participent, selon lui, à une culture très différente.
Le contraste se retrouve surtout sur le parquet. Beverley explique qu’un coach peut parfaitement imposer de ne pas shooter avant les six dernières secondes d’une possession et que tout peut être construit autour de la défense. Pour lui, ce cadre collectif beaucoup plus rigide représente le vrai test que certaines stars NBA auraient du mal à accepter.
